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«La balle est du côté des Etats-Unis», dit Julian Assange qui vit toujours à l'ambassade d'Equateur

Le fondateur de WikiLeaks concède que la commutation de peine de Chelsea Manning est «une victoire», mais il n'y voit pas pour autant un signal favorable pour son propre cas. Il dit désormais attendre un signe du gouvernement américain.

Interrogé par la chaîne britannique ITV le 29 janvier, Julian Assange a annoncé qu'il attendait «une réponse du secrétariat à la Justice américain». «La balle est du côté des Etats-Unis», a notamment fait savoir l'intéressé qui n'est pas encore prêt à se rendre au pays de l'Oncle Sam.

Après l'annonce de la commutation de la peine du lanceur d'alerte Chelseau Manning, qui devrait donc être libre en juin 2017, Julian Assange s'est montré plutôt prudent. S'il a affirmé qu'il s'agissait d'une «énorme victoire pour WikiLeaks», il a néanmoins estimé qu'il s'agissait d'«une partie d'échecs». «Il y avait des opposants à la clémence à son égard au sein du parti démocrate... car il est une de mes sources connues», a-t-il rappelé. Pour l'heure, Julian Assange ne s'estime donc toujours pas prêt à se risquer à sortir de l'ambassade d'Equateur à Londres, dans laquelle il vit cloîtré depuis plus de quatre ans, après avoir obtenu l'asile politique de la part de ce pays d'Amérique latine. 

Visé par une enquête en Suède pour agression sexuelle, Julian Assange a toujours clamé son innocence et a toujours dénoncé une manipulation ayant pour but de le juger pour ses activités de lanceur d'alerte à la tête de WikiLeaks. Il veut éviter d'être extradé aux Etats-Unis où il risque plusieurs années de prison et même la peine de mort pour avoir diffusé des informations confidentielles.

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