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A peine nommés, plusieurs ministres libyens démissionnent, incapables d'assumer leurs fonctions

Quatre ministres du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont été limogés après avoir refusé d'assumer leurs fonctions. Un nouveau revers pour ce cabinet soutenu par l’Occident qui va devoir forger de nouvelles alliances à l'Est du pays.

Un gouvernement libyen d’union nationale de moins en moins uni. Alors que le pays est plongé dans le chaos, avec deux gouvernements qui refusent de se reconnaître et une menace terroriste omniprésente, quatre ministres du GNA ont quitté le navire.

Favori de la communauté internationale, ce gouvernement, installé depuis trois mois dans la capitale Tripoli, ne parvient pas à asseoir son autorité. Les départs des ministres de la Justice (Jouma Abdallah el-Dressi), de l’Economie et de l’Industrie (Abdelmatloub Ahmad Abou Farwa), des Finances (Fakher Moftah Abou Farna) et de la Réconciliation nationale (Abdeljawad Faraj al-Obeidi) ne vont pas arranger la situation.

De la nécessité de trouver de nouveaux soutiens à l’Est de la Libye

Selon un communiqué officiel publié sur son site, le GNA considère les désormais ex-ministres «comme démissionnaires pour s'être absentés pour une période excédant trente jours, après avoir refusé de prendre leurs fonctions au sein du GNA».

Le gouvernement libyen d’union nationale est né d’un accord signé en décembre 2015 au Maroc. Parrainé par les Nations unies, il s’est autoproclamé en fonctions le 12 mars. Il comptait alors sur le soutien d'une centaine de députés (sur 198) du Parlement reconnu basé à Tobrouk (Est). Mais il n'a jamais obtenu un vote officiel de confiance de ce dernier. Les ministres démissionnaires étaient tous originaires des régions de l’Est.

Pour le gouvernement dirigé par Fayez al-Sarraj, le but est désormais de trouver de nouveaux soutiens dans la partie orientale du pays. Il peut déjà compter sur le soutien d’une large partie des milices qui contrôlaient Tripoli avant l’installation du GNA en mars dernier.