Une fois n’est pas coutume, les célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie approchant en Russie, Volodymyr Zelensky est allé de ses habituelles menaces à l’encontre du défilé militaire annuel prévu sous les remparts du Kremlin.
« La Russie a annoncé que le défilé du 9 mai à Moscou aurait lieu sans équipement militaire. Si cela se produit, ce sera la première fois depuis des années qu’ils ne pourront pas se permettre des équipements militaires, et ils craignent que des drones ne survolent la place Rouge », a-t-il déclaré ce 4 mai, lors d'un sommet de la Communauté politique européenne à Erevan.
Des propos tenus juste après avoir appelé à « pousser » le président russe sur la « voie diplomatique » dans le cadre du conflit opposant l'Ukraine à la Russie, laissant entendre que ce serait cette dernière qui, jusqu’à présent, s'y refuserait.
Fin avril, Dmitri Peskov avait annoncé un défilé « réduit », en comparaison de celui de l’année précédente, qui marquait le 80e anniversaire de la Victoire sur le IIIe Reich. « Nous parlons de la situation opérationnelle », avait déclaré le porte-parole du Kremlin au sujet de l'absence de matériel militaire, pointant l'activité terroriste de Kiev. Lors de cette édition 2025 du Jour de la Victoire, déjà, Zelensky n'avait pas manqué de proférer des menaces à l'encontre du défilé à Moscou et de rejeter la proposition de Vladimir Poutine d'un cessez-le-feu.
« La Russie a raison de s’inquiéter pour sa parade », avait-il lâché quelques jours auparavant, pérorant que Kiev ne pourrait pas garantir « la sécurité » des dirigeants présents dans la capitale russe à l’occasion de ces célébrations.
Une menace — à peine voilée, n'en déplaise à une partie des médias occidentaux — à laquelle n’avait pas manqué de répondre l’ex-président russe et vice-président du Conseil de sécurité, avertissant ce « con mal rasé en tee-shirt vert » qu’« en cas de véritable provocation le jour de la Victoire, personne ne pourra alors garantir qu’il y aura un 10 mai à Kiev ».