France

Présidentielle : le Parti radical de gauche se met «en retrait» de la campagne de Christiane Taubira

Le président du Parti radical de gauche, Guillaume Lacroix, a annoncé le 14 février que son parti se mettait «en retrait» de la candidature de Christiane Taubira, tout en niant l'existence d'une rupture entre son parti et l'ancienne garde des Sceaux.

Par la voix de son président, Guillaume Lacroix, le Parti radical de gauche (PRG) a annoncé le 14 février que son parti se mettait «en retrait» de la candidature de Christiane Taubira, qui stagne autour de 3% dans les sondages.

«Il n'y a pas de cassure, pas de rupture» avec la candidature de Christiane Taubira, s'est-il toutefois défendu, indiquant que, selon lui, «le mandat très clair, depuis le début» était d'«accompagner une dynamique de rassemblement à gauche» et pas de «soutenir spécifiquement» la candidature de l'ancienne garde des Sceaux.

Le président du PRG a répété «regretter avec colère et amertume» l'impasse à gauche, «dans un moment politique dramatique pour le pays», évoquant «des passions morbides à vouloir compter les parrainages plutôt que les électeurs». Soutien de Christiane Taubira depuis mi-décembre et jusque-là membre de son cercle rapproché, Guillaume Lacroix «reconnaît» désormais «à la candidate de porter le combat autrement, par la jeunesse, par les citoyens».

«Les élus du PRG sont libres de parrainer comme ils l'entendent», «sans aucune pression», a-t-il encore expliqué. Il a également précisé que son parrainage «partira ce soir [le 14 février]» en faveur de l'ancienne ministre de la Justice. Le Parti radical de gauche avait pourtant «financé l'amorce de la campagne de Christiane Taubira jusqu'à la Primaire populaire», fin janvier, a reconnu Guillaume Lacroix.

Malgré sa victoire à la Primaire populaire, Christiane Taubira stagne autour de 3% dans les sondages et de nombreuses interrogations existent sur la poursuite de sa campagne, à vingt jours de la date limite des dépôts de parrainages. Dans la matinée du 14 février, elle a appelé ses sympathisants sur Twitter à «donner pour la campagne», «pour ne pas renoncer à cette élection».