France

Loire : un policier dans le coma après avoir été blessé à la tête par un projectile

Un policier est dans le coma à Saint-Etienne après avoir reçu un projectile à la tête au cours d’une intervention pour tapage nocturne, à Rive-de-Gier (Loire).

Dans la Loire, à Rive-de-Gier, un policier est dans le coma après avoir été blessé à la tête par un jet de bouteille, peu après minuit le 14 mai, selon des sources policières et judiciaires contactées par l'AFP.

Ce brigadier-chef de 51 ans, dont le pronostic vital est engagé, s’est écroulé au sol peu après et a perdu connaissance dans une rue de cette ville de la vallée du Gier.

«Il a subi dans la nuit une intervention au service neurologique du CHU de Saint-Etienne», a précisé à l’AFP un représentant du syndicat Unité SGP Police-FO.

Le syndicat Alliance Police nationale évoque quant à lui dans un communiqué «un état jugé sérieux par le corps médical», demandant «la mise en place rapide de peines minimales et incompressibles pour les auteurs de tels actes».

La victime faisait partie d’un équipage de trois policiers du commissariat de Saint-Chamond qui veillait à l’application du couvre-feu, qui est allé à la rencontre d’un groupe d’une quinzaine de personnes signalées pour «tapage nocturne» dans le quartier du Grand pont, selon Vincent Bony, le maire communiste (PCF) de Rive-de-Gier, qui ajoute «condamner fermement cette agression inacceptable».

«Les individus ont dans un premier temps refusé de partir, invoquant l'Aïd [la fête musulmane qui marque la fin du ramadan], puis lancé des projectiles en direction des policiers», a déclaré à l’AFP le procureur-adjoint de la République de Saint-Etienne, André Merle.

Personne n’avait été interpellé dans l'après-midi dans le cadre de l’enquête ouverte contre les auteurs de ces violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, des faits passibles de 10 ans d'emprisonnement. 

Un appel a témoins a été lancé par le parquet de Saint-Etienne.

De nombreuses réactions de soutien

L'agression a suscité de nombreuses réactions de soutien au fonctionnaire blessé et de condamnations de la part de responsables politiques locaux et nationaux. 

Le syndicat Alliance Police nationale a demandé «la mise en place rapide de peines minimales et incompressibles pour les auteurs de tels actes».

«Plus une semaine ne passe sans qu’un policier soit assassiné ou grièvement  blessé. Si nous n’arrêtons pas ces criminels, ils ne s’arrêteront pas...», a commenté Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national. Gaël Perdriau, le président (LR) de la métropole de Saint-Etienne, a lui dénoncé «la banalisation et la récurrence de tels actes», qui mettent «en évidence les carences d'une société qui ne respecte plus ses policiers, ses soignants, ses professeurs, ses sapeurs-pompiers, ou tout autre agent».

Cette nouvelle agression envers les forces de l'ordre intervient après le meurtre d'Eric Masson, brigadier tué le 5 mai à Avignon lors d'un contrôle sur un point de trafic de drogue et la mort de Stéphanie Monfermé, agente administrative poignardée au commissariat de Rambouillet (Yvelines). 

Le premier ministre Jean Castex a annoncé le 10 mai un durcissement des peines encourues par les agresseurs de policiers et de gendarmes, et notamment une peine de sûreté de 30 ans pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre les forces de l'ordre.