France

Gilets jaunes : l'ancien boxeur Christophe Dettinger maintenu en détention provisoire

La cour d'appel de Paris a ordonné le maintien en détention provisoire de l'ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger, dans l'attente de son procès mi-février pour violences à l'encontre de gendarmes lors de l'acte 8 des Gilets jaunes.

Incarcéré depuis le 9 janvier, l'ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger demandait sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. Or, la cour d'appel de Paris a ordonné ce 30 janvier son maintien en détention provisoire, dans l'attente de son procès le 13 février. La décision de la cour va lui être notifiée à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. 

L'ancien champion de France des lourds-légers, âgé de 37 ans, comparaîtra donc détenu à son procès pour «violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique», devant le tribunal correctionnel de Paris. 

La représentante du parquet général avait requis le 28 janvier le maintien en détention de Christophe Dettinger, en raison de la «personnalité extrêmement inquiétante et dangereuse» de cet homme «parfaitement impulsif et totalement déterminé à commettre des actes violents».

La vidéo de Christophe Dettinger frappant deux gendarmes à coups de poing et de pied sur une passerelle lors d'une manifestation des Gilets jaunes le 5 janvier était devenue virale. Recherché après cette épisode, il s'était présenté à la police deux jours plus tard. Les deux gendarmes blessés, qui se sont constitués parties civiles, se sont vu prescrire respectivement 15 et 2 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Jugé le 9 janvier en comparution immédiate, Christophe Dettinger avait demandé un délai pour préparer sa défense. Le tribunal correctionnel avait délivré un mandat de dépôt à son encontre, visant à «empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice». 

Il est marié, il a trois enfants, il est employé, il est propriétaire de son pavillon et il a un casier vierge

Les avocats de Christophe Dettinger ont contesté ce placement en détention provisoire, alors que leur client «présente toutes les garanties de représentation possibles». «Il est marié, il a trois enfants, il est employé, il est propriétaire de son pavillon et il a un casier vierge», avait souligné l'avocate Laurence Léger. 

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