France

Franck de Lapersonne «demande pardon aux Français» pour son soutien à Marine Le Pen

Franck de Lapersonne, évincé d'un film pour avoir soutenu le FN lors de l'élection présidentielle de 2017, n'assume plus son ancien ralliement à Marine Le Pen. Membre désormais des Patriotes, le comédien estime avoir fait une «bourde».

Son soutien à Marine Le Pen le 4 février 2017, en pleine campagne présidentielle, avait fait jaser. Lui qui a assuré avoir soutenu auparavant Jean-Luc Mélenchon, son ralliement à la candidate du Front national (FN) avait été mal perçu, notamment par le milieu artistique.

L'humoriste Stéphane Guillon, son «ami», lui avait d'ailleurs adressé une lettre publique pour témoigner de son incompréhension. Une défaite aux législatives sous les couleurs frontistes plus tard, Franck de Lapersonne semble désormais regretter son choix.

«Je n'aurais jamais dû soutenir [Marine Le Pen], c'est la plus grosse bourde de ma vie !», avoue-il pour Le Figaro du 21 décembre. Alors qu'il avait été l'une des vitrines de l'ouverture du FN à la société civile, le comédien demande désormais «pardon aux Français».

Malgré tout, les excuses ne devraient pas suffire à redorer son image auprès des contempteurs du FN et du monde de la culture. L'humoriste et réalisateur Fabrice Eboué, qui avait fait tourner Franck de Lapersonne dans son dernier film Coexister, a ainsi retiré la scène où devait figurer l'acteur. Le tournage du film avait eu lieu avant l'engagement frontiste de Franck de Lapersonne. «J'ai retourné toute la scène avec un autre comédien. [...] Le risque, c'était que cela devienne un film politique. Moi [sic] c'était un film pour déconner», a expliqué Fabrice Eboué à l'émission Quotidien.

S'il a ouvertement rompu avec le FN, il s'affiche en revanche désormais au côté de Florian Philippot, l'ancien bras droit de Marine Le Pen, qui a lancé le 29 septembre son propre parti, Les Patriotes, après avoir quitté avec fracas le parti présidé par cette dernière. 

Chez Marine Le Pen, il y a juste une bande de fachos

Lors de l'inauguration du quartier général des Patriotes le 18 décembre, Franck de Lapersonne a expliqué sa démarche : «Vous prenez le Front national, vous enlevez Florian Philippot, il n'y a plus rien [...] Chez Marine Le Pen, il y a juste une bande de fachos qui n'a rien à voir avec nous [les Patriotes]», a-t-il déclaré pour BFM TV. Une désolidarisation radicale... mais trop tardive pour sauver son image ?

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