Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et membre des Républicains (LR), a confirmé jeudi 27 août son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Interrogé lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) du Medef, organisée à Roland-Garros, il a répondu sans hésiter : « Je le serai », confirmant son désir de se présenter déjà exprimé à plusieurs reprises.
Un refus clair de la primaire
Devant les patrons réunis à Paris, l'ancien ministre de la Santé et du Travail a également rejeté l'idée d'une primaire de la droite et du centre, estimant qu'« on n'est pas obligé de refaire les mêmes c*** à chaque fois ». Cette position fait écho à ses déclarations du début du mois, où il avait indiqué dans Le Figaro que, lorsqu'il se déclarerait officiellement, « ce sera en candidat indépendant, je l'assume », alors que Les Républicains ont déjà investi Bruno Retailleau.
Quelques minutes plus tard, face à la presse, Xavier Bertrand a nuancé son propos : « J'ai dit que je le serai, mais le moment n'est pas venu. On ne déclare pas sa candidature comme cela. Et je continue à me préparer à cela. Avant l'heure, ce n'est pas encore l'heure ». Il a ajouté qu'il serait « un candidat à la place, pas un candidat de plus, et avec un projet ».
Cette confirmation survient alors que plus de 200 élus avaient appelé la veille, dans une tribune au Figaro, à une primaire ouverte pour éviter un éventuel second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Au micro de journalistes, Édouard Philippe a souhaité « bienvenue, bon courage et bonne chance » au futur candidat Xavier Bertrand, ouvrant ainsi la voie à un ralliement futur.
Ancien ministre sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, président des Hauts-de-France depuis dix ans et vainqueur à deux reprises face au Rassemblement national aux régionales, Xavier Bertrand se présente comme un homme d'expérience, sur une ligne gaulliste sociale.
Il a multiplié les déplacements cet été et prévoit une quinzaine de nouvelles étapes en septembre, ainsi qu'un séminaire de sa formation Nous France. « Une présidentielle, c'est un départ lancé », a-t-il souligné, se disant prêt à relever le gant face aux « extrêmes ». Le dernier sondage qui testait le président de la région Nord remontait à octobre 2025 : il était crédité de 5,5 %.