Les données récemment dérobées sur les serveurs de l’administration fiscale française auraient été vendues, ont fait savoir les cybercriminels connus sous le pseudonyme ZeroBytes, qui avaient revendiqué l’attaque le 12 août sur un forum du darknet.
Une affirmation recueillie par l’Agence France-Presse (AFP) qui est entrée en contact avec eux via l’application de messagerie Telegram. Toujours selon leurs propos, les « deux personnes » qui se sont portées acquéreuses de ces données dérobées auraient déboursé une somme se chiffrant en « milliers d'euros ». Copiables, « les données sont toujours en vente », a ajouté le groupe de pirates.
Les données de pas moins de 678 000 contribuables – des « particuliers et professionnels » – auraient ainsi été dérobées dans la base de données des impôts, aurait confirmé Bercy le 14 août. À la suite de ce vol qui fait grand bruit dans le milieu cyber tricolore, le parquet de Paris a ouvert une enquête, notamment pour extraction frauduleuse de données et association de malfaiteurs.
Pas de « motivations précises »
ZeroBytes avait également revendiqué une attaque contre un serveur de données cadastrales, où 252 000 lignes d’informations auraient été dérobées. Cette base de données partielle a été mise en vente elle-aussi.
Interrogé sur leurs objectifs, le duo de hackers – qui se présentent comme français – a assuré ne pas avoir de « motivations précises », si ce n'est « l'argent, j'imagine », a rapporté l’AFP. Cette dernière a souligné que dans le milieu des cybercriminels, le hacker « n'est généralement pas celui qui exploitera ensuite les informations », les bases de données dérobées étant « souvent revendues à des spécialistes de la fraude » sur le darknet.
Cette annonce, concernant la vente de ces données volées à la direction générale des Finances publiques, survient alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu doit tenir ce 17 août une « cellule de crise », au retour d’un déplacement dans la Gironde, l'un des départements sinistrés par les incendies du mois dernier.