L’avenir de Casey Wasserman à la tête de LA28 apparaît de plus en plus incertain après l’intervention ferme de la maire démocrate Karen Bass. Lors d’une interview télévisée, elle a exprimé son désaccord avec le maintien en poste du patron des JO, soulignant ses liens avec l’affaire Epstein et appelant à une action immédiate pour préserver l’intégrité des Jeux. Une polémique qui illustre les fractures olympiques alors que les JO de Milan ont commencé sous haute tension en Italie au début du mois de février.
Un scandale qui fragilise Los Angeles 2028
Casey Wasserman, âgé de 51 ans et figure influente d’Hollywood à travers son agence artistique Wasserman Music, est dans la tourmente depuis la publication fin janvier 2026 de millions de documents par le ministère américain de la Justice. Ces fichiers révèlent des échanges d’e-mails salaces datant de 2003 avec Ghislaine Maxwell, l’ex-compagne de Jeffrey Epstein, condamnée pour trafic de mineures. Bien que Wasserman ne fasse l’objet d’aucune poursuite judiciaire, ces révélations ont suscité un tollé.
Dans un communiqué début février, Wasserman a exprimé ses regrets : « Je regrette profondément ma correspondance, qui a eu lieu il y a plus de 20 ans, bien avant que ses crimes horribles ne soient révélés au grand jour ».
Malgré la polémique, le comité exécutif de LA28 maintient son soutien, affirmant dans un communiqué : « Vu les faits avancés et le leadership démontré ces dix dernières années, M. Wasserman doit continuer à diriger LA28 afin d’organiser des Jeux réussis», tout en prenant «au sérieux les allégations de mauvaise conduite ».
Une enquête interne, menée par un cabinet d’avocats, a conclu que les relations avec Epstein et Maxwell n’allaient pas au-delà des éléments connus, incluant un voyage humanitaire en Afrique au début des années 2000.
Avant l’appel de Karen Bass, au moins dix élus régionaux, dont un tiers des membres du conseil municipal de Los Angeles, avaient réclamé la démission de Wasserman.
Le Comité olympique américain (USOPC) réaffirme sa confiance en Wasserman, soulignant ses compétences opérationnelles depuis 2015. Impliqué depuis plus de dix ans dans la préparation des JO, financés majoritairement par le privé (budget estimé à 7 milliards de dollars, avec 2 milliards déjà sécurisés via des sponsors comme Google ou Uber), Wasserman reste un interlocuteur clef de l’administration Trump, malgré les tensions avec les autorités californiennes.