France

Un nouveau projet d'attentat a été déjoué près d'Orléans, annonce le gouvernement

Un projet d'attentat visant les forces de l'ordre a été déjoué la semaine dernière dans la région d’Orléans, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

«Un projet d'attentat visant des représentants de la force publique dans la région d'Orléans a été déjoué la semaine dernière par la DGSI», a déclaré M. Cazeneuve à l'Hôtel de police, lors d'un discours devant les gendarmes et forces de police de la région.

Cela porte «à 10 le nombre d'attentats déjoués sur le territoire national depuis 2013», a-t-il précisé.

Selon le ministre, deux jeunes Français ont été interpellés et écroués samedi. Ils étaient «en contact avec un Français djihadiste présent en Syrie, dont l'enquête devra établir s'il était le commanditaire des attaques, que l'un des deux interpellés a reconnues au cours de sa garde à vue avoir projetées à l'encontre de militaires, de gendarmes de policiers et de représentants de l’État», a-t-il précisé.

Plusieurs sources policières et judiciaires affirmaient mardi que les deux Français impliqués étaient âgés de 24 et 25 ans. L'un est originaire du Maroc et l'autre du Togo, selon une source policière. De source judiciaire, on précise qu'il s'agit de deux petits délinquants avec un casier judiciaire mentionnant des délits de droit commun. 

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Interpellés à Orléans les 15 et 16 décembre dans le cadre d'une information judiciaire menée par des juges antiterroristes depuis août, ils ont été mis en examen et écroués pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste de nature criminelle».

Au moins l'un d'entre eux se serait radicalisé, selon une source proche de l'enquête. Les éléments de l'enquête ont permis de confirmer cet élément, puisqu'ils se félicitaient des attentats de Paris, a-t-on ajouté.

Ils avaient engagé des «démarches actives pour se procurer des armes», a-t-on poursuivi, sans plus de détail. Une autre source proche du dossier évoque des kalachnikov, mais les mis en cause ne sont pas entrés en possession d'armement et aucun arsenal n'a été retrouvé. 

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Le passage à l'acte était prévu à Orléans, avec plusieurs hypothèses : caserne de l'armée, commissariats de police, gendarmeries... «Mais il n'y avait pas de cible apparaissant comme arrêtée. On était dans des hypothèses», a expliqué une source proche de l'enquête.