Les enquêteurs de l’Office national anti-fraude sont intervenus dans plusieurs lieux, dont le siège de l’Institut du monde arabe, que Jack Lang a présidé pendant treize ans avant d’annoncer récemment sa démission. Ces opérations s’inscrivent dans une enquête ouverte le 6 février par le PNF, en lien avec les révélations des « Epstein Files ».
L’ancien ministre de la Culture est visé, avec sa fille, par une enquête préliminaire portant sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale aggravée. Selon le parquet, les investigations concernent notamment une société offshore basée aux îles Vierges américaines, créée en 2016 par Jeffrey Epstein au profit de Caroline Lang.
« Je n’ai rien à cacher »
Interrogé par l’AFP, Jack Lang s’est dit « serein » face aux perquisitions. « Je me réjouis parce que je n’ai rien à cacher », a-t-il déclaré, affirmant être « totalement confiant » au moment de quitter officiellement ses fonctions à la tête de l’IMA.
Le 14 février, le parquet de Paris avait annoncé la désignation de magistrats pour examiner d’éventuelles infractions impliquant des ressortissants français cités dans les documents déclassifiés par la justice américaine. Les investigations se poursuivent afin d’établir la réalité des faits et d’éventuelles responsabilités pénales.