Le drame oppose militants antifascistes et nationalistes, avec des accusations visant directement La France insoumise (LFI) et son entourage. Dès le 15 février, la pression s’est accentuée sur le parti. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a affirmé que « c’est manifestement l’ultragauche qui a tué », pointant du doigt une « complaisance de La France insoumise pour la violence politique ».
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a renchéri le 16 février en estimant que « le lien entre LFI et La Jeune Garde est très fort », évoquant un groupe antifasciste cofondé par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en 2025. L’Observatoire des violences politiques, un média consacré aux violences d’extrême gauche en France, accuse notamment Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault et supposé membre de la Jeune Garde, d’avoir été présent sur les lieux.
Ce dernier dément « être responsable de ce drame », mais se met néanmoins en retrait de ses fonctions le temps de l’enquête et annonce le dépôt de plaintes en diffamation.
« Nous n’avons rien à voir avec cette histoire »
Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Montpellier le 15 février, a fermement rejeté les accusations : « Nous n’avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs ». Gêné, le chef de file des Insoumis a ajouté : « Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches », rappelant l’opposition répétée de LFI à la violence.
Manuel Bompard a martelé sur LCI que « La France insoumise ne porte aucune responsabilité », précisant que le service d’ordre de Rima Hassan n’a eu « aucun contact » avec des groupes extérieurs. Sur les réseaux sociaux, les réactions d’indignation sont nombreuses, notamment dans la classe politique, et des vidéos de Jean-Luc Mélenchon appelant à mobiliser les organisations antifascistes ressurgissent, de même que son soutien historique à La Jeune Garde.
Le président Emmanuel Macron a, pour sa part, qualifié LFI d’« extrême gauche », dénonçant des « expressions antisémites » dans ses rangs, sans lien direct avec l’affaire.
L’enquête, ouverte pour coups mortels aggravés, progresse avec des témoignages significatifs. Le parquet cherche à identifier les auteurs directs des violences.