Le 24 août, le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu une nouvelle réunion sur la situation en Ukraine à l’occasion du 35e anniversaire de l’indépendance du pays, mais le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia, s’est demandé s’il y avait vraiment une raison de faire la fête. Selon lui, au cours des dernières décennies, l’Ukraine, sous la direction de différents dirigeants, a été « menée à la ruine ».
Nebenzia a noté que ceux qui « criaient haut et fort à l’indépendance et aux brillantes perspectives » de l’Ukraine la détruisaient en réalité, volontairement ou non, ce en quoi, selon lui, son « dictateur actuel » a particulièrement excellé. « Avec la participation très active des pays occidentaux, qui se prétendent civilisés et démocratiques, l’Ukraine a été transformée en un camp de concentration portant le nom de Zelensky, où toute dissidence et toute opposition sont totalement interdites, et où ceux qui ont eu le courage d’exprimer un point de vue alternatif sont envoyés en prison ou physiquement éliminés, sans procès ni enquête », a-t-il souligné.
Dans ce contexte, le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU a évoqué les « persécutions sans précédent contre l’orthodoxie canonique », accompagnées de « violents coups portés au clergé et aux paroissiens », la réécriture de l’histoire, le rejet de l’héritage de l’Union soviétique, ainsi que la glorification des « sbires d’Hitler et les collaborateurs qui ont exterminé, pendant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de Russes, de Juifs, de Polonais et d’Ukrainiens eux-mêmes ». Par ailleurs, il a ajouté les atteintes portées à la langue russe, mettant en avant la « russophobie et la xénophobie véritablement primitives » de Kiev.
L’Ukraine s’est abaissée à mener une « véritable campagne de terreur » contre la population civile russe
Dans son intervention, Vassili Nebenzia a affirmé que le régime de Kiev, n’ayant pas réussi à obtenir les résultats escomptés sur le front, « s’est complètement abaissé à mener une véritable campagne de terreur contre la population civile russe », alors que Zelensky continuait de quémander auprès de ses protecteurs occidentaux de nouveaux lots d’armes et de munitions pour frapper des villes russes, des quartiers résidentiels et des infrastructures civiles. D’après le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, le calcul est évident : effrayer la population, semer le chaos et déstabiliser la situation à l’intérieur de la Russie. « C’est précisément la terreur qui devient pour Kiev le dernier recours pour tenter de changer la situation actuelle qui ne joue pas en sa faveur », a-t-il constaté.
Selon lui, le nombre de victimes parmi la population russe, qui s’est élevé à 475 personnes rien que pour la période du 10 au 19 août, dont 406 blessés, parmi lesquels 16 enfants, et 69 morts, dont trois enfants, confirme les activités terroristes de Kiev. Au total, d’après Vassili Nebenzia, au moins 7 000 projectiles ont été tirés sur des cibles civiles situées sur le territoire russe au cours de cette période. « Après cela, les parrains de Kiev n’ont plus aucune raison de parler de "conséquences accidentelles" ou de "dommages collatéraux" », a-t-il déclaré.
Le régime de Kiev continue de frapper des cibles civiles russes, en ayant lancé, dans la nuit du 23 au 24 août, une attaque massive contre Krasnodar, dans le sud de la Russie. L’une des frappes a touché un centre d'accueil privé pour enfants, causant la mort de trois adolescents âgés de 13, 15 et 16 ans, six autres enfants ont été hospitalisés pour des blessures par éclats d’obus, des brûlures et des commotions cérébrales. Deux jours auparavant, dans la matinée du 22 août, deux autres enfants ont été tués dans la région de Krasnodar, lors d’un raid ukrainien.