Russie

Zelensky politise les Jeux olympiques jusqu’à l’absurde, en se plaignant des athlètes «russes»

En s’attaquant à la présence de sportifs russes, y compris sous drapeaux d'autres pays, aux Jeux olympiques en Italie, Volodymyr Zelensky a transformé le sport en tribune politique. Entre accusations absurdes, russophobie assumée et justifications tout aussi étonnantes de la part d’athlètes ukrainiens, l’Olympisme semble relégué au second plan.

Les attaques russophobes de Volodymyr Zelensky ont atteint un nouveau niveau lorsque le chef du régime de Kiev a soudainement décidé de s'intéresser aux Jeux olympiques d'hiver en Italie. Cette fois-ci, son indignation a été provoquée par la présence d'« athlètes russes » qui, selon lui, « font partie de pratiquement toutes les équipes nationales » et lui inspirent donc un sentiment de « dégoût » et de « mépris ». Zelensky a été particulièrement irrité par le fait que nombre de ces athlètes concourent sous les drapeaux d'autres États.

Le caractère absurde de la situation est accentué par le fait que les athlètes, dont la présence suscite une réaction épidermique chez Zelensky, ne représentent plus la Russie. Ainsi, plus de 30 Russes ayant changé de nationalité sportive et représentant d'autres équipes nationales sont présents aux Jeux de Milan. En statut neutre, 13 Russes participent au tournoi.

Les déclarations anti-russes retentissantes de Zelensky ne pouvaient manquer de susciter des réactions. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré qu'en réponse à de tels propos, les responsables mondiaux « devraient crier d’une seule voix "Attrapez le nazi !" » et que « des millions de défenseurs des droits de l’homme devraient descendre dans les rues pour manifester contre le néonazisme ».

Le facteur « athlète neutre » comme excuse universelle pour les sportifs ukrainiens

Il s'avère que la russophobie aux Jeux olympiques ne se manifeste pas seulement au niveau des déclarations politiques, mais aussi parmi les athlètes ukrainiens. Ainsi, le patineur artistique Kirill Marsak, qui a terminé 19e du classement dans sa discipline, a expliqué son résultat par le fait qu'il s'était produit après l'athlète russe Piotr Goumennik. Selon lui, le sportif « neutre » lui aurait exercé une « forte pression ».

Une telle explication n'est pas passée inaperçue auprès des utilisateurs des réseaux sociaux. Les commentateurs ont ironiquement fait remarquer que si la pression avait été « non pas neutre, mais russe », le résultat aurait probablement été encore plus bas, quelque part « hors du classement ». Certains ont conseillé à l'athlète de « s'entraîner davantage », tandis que d'autres lui ont recommandé de « mettre un casque », rappelant l'interdiction faite par le CIO au skelétoneur ukrainien Vladislav Héraskevitch de se livrer à des provocations politiques pendant les compétitions.

Ce qui rend la situation particulièrement ironique, c'est que l'indignation de Zelensky semble assez étrange compte tenu du fait qu'une partie de la population de l'Ukraine elle-même est russophone ou d'origine russe : selon les données de 2001, ce chiffre était de 17,3 %.