Russie

Poutine rencontre Orban et salue les liens avec la Hongrie en dépit des circonstances

Le président russe a rencontré ce 17 octobre le Premier ministre hongrois Viktor Orban lors de sa visite officielle à Pékin. Les deux dirigeants ont souhaité développer la coopération entre leurs deux pays, reconnaissant l'importance d'un échange malgré des désaccords.

«Nous savons que nos positions ne concordent pas toujours, mais au moins nous avons la possibilité d'échanger, ce qui est très important»: le président russe Vladimir Poutine a exprimé ce 17 octobre sa satisfaction d'avoir la Hongrie comme interlocuteur en Europe, lors d'une rencontre en Chine avec le Premier ministre hongrois Victor Orban, qui s'efforce de maintenir ses liens avec Moscou en dépit du conflit en Ukraine.

«C'est satisfaisant de voir qu'avec certains pays d'Europe nous maintenons des contacts, et l'un de ces pays est la Hongrie», s'est réjoui Vladimir Poutine. «Les relations se développent sur la base des intérêts mutuels», a-t-il poursuivi, admettant que le volume des échanges avait baissé de 35% en 2023, mais planifiant d'y remédier.

«L'objectif de la Hongrie est toujours de coopérer»

«J'ai fait le compte : depuis 2009, c'est notre treizième rencontre», a répondu Orban. «Nous avons eu des rencontres difficiles, et celle bat tous les records», a-t-il déclaré. Avant d'ajouter : «La Hongrie n'a pas voulu faire face à la Russie. L'objectif de la Hongrie est toujours de coopérer, c'est ce que nous avons fait.»

«A cause de l'opération militaire spéciale et des sanctions, nos relations se sont détériorées», a-t-il regretté. Avant de conclure : «Nous sommes intéressés de garder notre coopération sur les plans politique et économique, et je voudrais vous remercier pour Rosatom qui reste un partenaire fiable, et Gazprom pour avoir rempli ses engagements.»

La Hongrie a adopté une position plus tempérée que les autres membres de l'UE à l'égard de la Russie, à la suite du conflit ukrainien, et les relations entre Budapest et Kiev restent tendues. Bien que membre de l'OTAN et ayant approuvé les sanctions à l'encontre de Moscou, elle refuse de fournir toute contribution militaire et maintient des liens avec la Russie, qui continue de lui fournir du gaz.