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Des manifestants se rassemblent à Berlin pour dénoncer la russophobie (VIDEO)

Le 5 mars à Berlin, devant la porte de brandebourg, des manifestants ont dénoncé les discriminations visant des citoyens d'origine russe depuis le début de l'offensive en Ukraine.

Le 5 mars, des dizaines de manifestants venus de plusieurs villes allemandes se sont rassemblés devant la porte de Brandebourg à Berlin pour dénoncer les violences visant des citoyens d'origine russe depuis le début de l'offensive déclenchée par Moscou en Ukraine. Comme en témoignent les pancartes brandies, les manifestants s'inquiètent des conséquences du conflit sur les enfants.

Parmi les protestataires, l'une d'entre eux a notamment évoqué le cas de l’enfant de l'une de ses amies. Selon elle, elle a été renvoyée de l’école en raison d'une veste arborant des inscriptions russes et l’emblème des Jeux olympiques. «Nos enfants, des citoyens allemands entendent : "les Russes, vous avez attaqué l'Ukraine"», a déploré une autre manifestante. «Dans un autobus, ma fille et ses amis se sont fait agresser par un type qui leur a donné des coups de poing ! Il a déchiré une capuche à un garçon. Nous avons porté plainte à la police, l'enquête est en cours. Cela a toujours été comme ça ici, sauf qu'aujourd'hui c'est pire. Quels enfants allemands jettent des bombes ?! Où ?! On habite ici depuis plus de 20 ans déjà !», s'est-elle insurgée.

Irina Ioudina, fondatrice de Medical Munich, a fait était de son côté de l'existence d'un un courrier envoyé par l'un de ses confrères informant que les patients russes n'étaient plus admis contrairement aux Ukrainiens. Face à la polémique naissante,  l'établissement de santé a assuré que ces propos ne l'engageait aucunement comme le rapporte l'agence allemande DPA

Plusieurs actes russophobes ont également été recensés en France. Un restaurant lillois, le Baba Yaga, a reçu une lettre encourageant ses deux gérantes à quitter l’Hexagone «dans les meilleurs délais», en ironisant sur le fait que «Vladimir [Poutine] a besoin urgemment de vos talents culinaires pour soutenir le moral de ses troupes russes». L’une des deux gérante est pourtant ukrainienne.

Comme le rapporte de son côté Le Huffpost, l'enseigne canadienne «La Maison de la Poutine», a également fait l'objet de menaces.