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L'Autriche met un terme au confinement des non vaccinés qui restent exclus de certains lieux

L'Autriche a annoncé le 26 janvier la levée prochaine du confinement des non vaccinés. Avec l'entrée en vigueur de la vaccination obligatoire contre le Covid-19, ils resteront néanmoins exclus des restaurants, hôtels, lieux culturels et sportifs.

Il s'agissait d'une des mesures les plus draconiennes prises à travers la planète au nom de la lutte contre la pandémie. L'Autriche a annoncé, le 26 janvier, la levée prochaine du confinement des non vaccinés, qui vont cependant se retrouver hors la loi avec l'entrée en vigueur de la vaccination obligatoire contre le Covid-19. Depuis la mi-novembre, les Autrichiens qui n'ont pas reçu d'injection ou qui ne peuvent pas présenter de certificat témoignant d'une infection récente n'ont en théorie plus le droit de quitter leur domicile, sauf pour travailler, faire leurs courses alimentaires, faire du sport ou recevoir des soins médicaux.

A compter du 31 janvier, ils retrouveront en théorie une entière liberté de mouvement, mais en restant exclus des restaurants, hôtels, lieux culturels et sportifs qui exigent un pass vaccinal. La mesure avait été adoptée face à la flambée des cas et au risque de saturation des hôpitaux. «Il s'agit d'une des mesures les plus strictes qu'on puisse prendre. Or la situation actuelle dans les hôpitaux nous permet d'y mettre fin», a déclaré le chancelier conservateur Karl Nehammer à la presse avant le Conseil des ministres. «Nous voulons limiter les restrictions au maximum», a-t-il assuré. 

L'Autriche enregistre un nombre record de nouveaux cas – plus de 34 000 ont été annoncés le 26 janvier – mais la moindre sévérité du variant Omicron a entraîné un débat sur l'allègement des mesures, comme dans d'autres pays européens. Le Danemark prévoit ainsi de lever entièrement ses restrictions le 1er février, tandis que la France ou le Royaume-Uni ont annoncé un assouplissement des leurs.

Si l'Autriche lâche un peu de lest, elle se distingue par son projet de vaccination obligatoire, une mesure inédite dans l'Union européenne et très rare dans le monde. Le Parlement a ainsi adopté la loi correspondante la semaine dernière à une large majorité de la classe politique (137 pour et 33 contre sur 183 sièges), en vue d'une entrée en vigueur le 4 février. Tous les adultes seront soumis à la contrainte vaccinale, les contrevenants encourant une amende comprise entre 600 et 3 600 euros.

Environ 72% de la population (8,9 millions d'habitants) dispose à ce stade d'un schéma vaccinal complet selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, un pourcentage inférieur à celui de la France et de l'Espagne (environ 76%), mais supérieur à la moyenne de l'UE (70%). Le pays a connu de nombreuses manifestations contre les restrictions sanitaires et en particulier contre cette obligation vaccinale, avec des rassemblements regroupant régulièrement plusieurs dizaines de milliers de personnes.