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Moscou interdit l'arrivée de deux vols venant de Paris qui contournaient la Biélorussie

Comme la semaine dernière, des vols Air France Paris-Moscou ont été annulés alors que ceux-ci souhaitaient éviter la Biélorussie. La Russie n'a pas donné l'autorisation, n'approuvant pas encore les nouveaux plans de vol.

Deux vols d'Air France Paris-Moscou ont été annulés le 31 mai faute d'approbation par les autorités russes des nouveaux plans de vols, a déclaré la filiale française du groupe Air France-KLM.

Dans un communiqué, la compagnie aérienne a précisé que les vols AF1154 et AF1654 qui devaient décoller ce jour-là de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, vers la capitale russe n'ont pas reçu les autorisations nécessaires.

Air France ajoute que les vols retour AF1155 prévu le 31 mai et AF1655 prévu le 1er ont été également annulés. Les passagers de ces vols ont été informés et des solutions alternatives leur ont été proposées, a fait savoir la compagnie.

L'agence fédérale de l'aviation russe, Rosaviatsiya, a prévenu la semaine dernière que les changements de plans de vols de l'Europe vers la Russie en raison de la situation politique en Biélorussie pourraient rallonger la procédure d'autorisation. Air France-KLM avait déjà été contraint d'annuler deux vols Paris-Moscou la semaine dernière pour les mêmes raisons.

De son côté, l'Union européenne a recommandé aux compagnies aériennes de contourner le ciel biélorusse après que le 23 mai, Minsk a envoyé un chasseur dans le ciel afin de «recommander» à un vol Athènes-Vilnius de la compagnie Ryanair d'atterrir sur son sol, faisant valoir une alerte à la bombe attribuée au Hamas. Le mouvement islamiste palestinien, de son côté, a démenti avoir le moindre rapport avec la menace avancée par les autorités biélorusses.

A bord de l'avion qui a été dérouté se trouvait le journaliste et opposant biélorusse Roman Protassevitch et sa compagne Sofia Sapega (de nationalité russe), qui ont été interpellés à Minsk. L'UE accuse la Biélorussie d'avoir prétexté cette alerte à la bombe pour réaliser cette arrestation. La Russie estime pour sa part que Minsk, qui déclare avoir agi de bonne foi, s'est efforcé de faire preuve de transparence et que les sanctions européennes qui ont suivi sont prématurées tant qu'aucune enquête n'est arrivée à sa conclusion.