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L'Iran salue une «bonne atmosphère» lors des discussions avec l'Arabie Saoudite

Les relations entre l'Iran et l'Arabie Saoudite sont en voie d'amélioration. Le royaume du Golfe étant un allié traditionnel des Etats-Unis considérés par l'Iran comme un pays ennemi, Téhéran s'est félicité de l'évolution de l'attitude de Ryad.

Les pourparlers entre l'Iran et l'Arabie saoudite se poursuivent dans une «bonne atmosphère», a indiqué le 31 mai Téhéran tout en espérant parvenir à une «entente commune» plus de cinq après la rupture des relations diplomatiques entre les deux rivaux régionaux.

La République islamique d'Iran, chiite, et le royaume sunnite d'Arabie saoudite ont rompu leurs relations diplomatiques début 2016 et s'accusent mutuellement depuis des années de déstabiliser le Moyen-Orient.

Néanmoins, les deux pays voisins et riverains du Golfe ont repris langue depuis avril, grâce à une médiation irakienne.

«Les discussions se poursuivent toujours dans une bonne atmosphère», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Saïd Khatibzadeh, lors d'une conférence de presse à Téhéran, sans préciser à quel niveau ni où elles avaient lieu.

«Nous espérons que ces pourparlers pourront aboutir à une entente commune entre l'Iran et l'Arabie saoudite», a-t-il ajouté.

Le royaume saoudien est un allié des Etats-Unis, pays ennemi de la République islamique d'Iran.

Téhéran s'était déjà félicitée fin avril du «changement de ton» de l'Arabie saoudite après des déclarations jugées conciliantes du prince héritier saoudien qui avait dit souhaiter «des relations bonnes et spéciales» avec la République islamique. 

Le 19 mai, le chef de la diplomatie saoudienne Fayçal ben Farhane avait déclaré à l'AFP que les discussions avec Téhéran en étaient à un stade «exploratoire», et avait appelé les Iraniens à «travailler avec leurs voisins d'une manière positive».

Interrogé sur l'effet du résultat de l'élection présidentielle iranienne du 18 juin sur la politique régionale de Téhéran, le ministre saoudien avait estimé que celui-ci devrait être minime dans la mesure où les grandes orientations diplomatiques de la République islamique sont décidées par le guide suprême Ali Khamenei.