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Trump dément vouloir user de la loi martiale et tance son ancien conseiller à la sécurité nationale

Avant de s'en prendre à son ancien conseiller John Bolton, le président américain a démenti ce que plusieurs médias américains affirmaient : il n'aurait pas envisagé de déclarer la loi martiale pour organiser un nouveau scrutin présidentiel.

Le président Donald Trump a fustigé le 20 décembre des informations relayées par plusieurs médias américains selon lesquels il envisageait d'imposer la loi martiale pour procéder à un nouveau scrutin présidentiel contrôlé par l'armée. Le locataire de la Maison Blanche a balayé ces allégations d'un tweet :«Loi martiale = Fake News». Aux Etats-Unis, la loi martiale n'a pas été utilisée depuis la Seconde Guerre mondiale.

Invité sur CNN à commenter cette possibilité, John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a qualifié le recours à la loi martiale «d'épouvantable» avant de critiquer sévèrement son ancien supérieur : «Il y a une différence entre l'incompétence et la malveillance, et, dans le cas de Trump, c'est l'incompétence. Il est inapte à l'emploi.»

Une critique qui n'a pas été du gout de l'actuel président des Etats-Unis. Ce dernier s'en est pris à son ancien conseiller, devenu un critique virulent du président républicain après leur séparation en septembre 2019. Le président américain a estimé que John Bolton était «l'une des personnes les plus stupides de Washington».

Pour appuyer son propos, le président américain a aussi fait référence a l'idée évoquée par John Bolton de passer un accord avec la Corée du Nord sur le modèle de celui passé avec la Lybie en 2003, supposant la fin de son programme nucléaire en échange d'un rapprochement avec l'Occident. La Corée du Nord avait alors rappelé aux Etats-Unis l'éviction et la mort du président Mouamar Khadafi avant de balayer cette proposition.

Une idée bel et bien défendue par Michael Flynn

Selon le New York Times, l'idée de l'instauration de la loi martiale aurait été avancée le 18 décembre à la Maison Blanche et été rejetée avec véhémence par les actuels conseillers du président.

Beaucoup se seraient aussi opposés à une autre suggestion du président, celle de nommer l'avocate Sidney Powell procureur spéciale en charge d'enquêter sur d'éventuelles irrégularités électorales.

Interrogé lors d’une émission télévisée peu avant la réunion, l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump Michael Flynn,  avait évoqué la possibilité de l'usage de la loi martiale. «S’il le souhaite, le président peut déployer des moyens militaires dans les Etats pivots et y mener une nouvelle élection», a-t-il déclaré sur la chaîne conservatrice Newsmax, rappelant que la loi martiale avait été utilisée 64 fois dans l'Histoire des Etats-Unis.

Le candidat démocrate Joe Biden a été désigné président élu par les grands électeurs le 14 décembre, par 306 vote contre 232, face au président sortant Donald Trump qui maintient ses allégations de «fraudes».