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Trump défend son bilan et motive ses troupes pour «l'élection la plus importante de l'Histoire»

Résolument combatif, le président américain Donald Trump a défendu son bilan lors du deuxième événement de la campagne présidentielle, tant au niveau économique qu'à celui de sa gestion de la crise sanitaire.

Après l'annulation du deuxième débat, le président américain Donald Trump participait le 15 octobre à une émission depuis Miami en Floride, diffusée sur la chaîne NBC. Interrogé par une journaliste mais aussi des électeurs, le chef d'Etat, a, une heure durant, défendu son bilan et donné les principales lignes de son programme, dans la continuité de son mandat. Pour le chef d'Etat, cette élection est capitale, puisqu'il estime qu'il s'agit peut-être de la «plus importante de l'histoire du pays».

La discussion a dans un premier temps beaucoup tourné autour de la crise sanitaire, l'occasion pour le chef d'Etat de rappeler qu'il avait rapidement fermé les frontières de son pays, interdisant notamment toute arrivée en provenance de Chine. «Nous avons fait un travail fantastique [...]. Les vaccins arrivent et les traitements arrivent», a-t-il lancé, ajoutant en référence aux confinements auxquels il s'oppose, que «le remède ne devait pas être pire que la maladie».

Sur son cas personnel, il a réfuté toute négligence, affirmant qu'en tant que chef d'Etat il se devait d'aller à la rencontre des gens, et ne pouvait pas diriger le pays en restant «enfermé au sous-sol», une allusion à la décision de Joe Biden de mener campagne de chez lui. «Je suis président, je dois voir des gens […]. Je ne peux être enfermé dans une magnifique pièce quelque part dans la Maison Blanche», a-t-il ironisé.

Interrogé ensuite sur le profilage racial, Donald Trump a vanté le projet de loi sur la réforme de la police du sénateur républicain Tim Scott, déplorant que les démocrates s'y soient opposés. Il a également listé ses réalisations en faveur des Afro-américains, notamment en ce qui concerne l'emploi : «J'ai fait plus pour la communauté afro-américaine que n'importe quel président en dehors d'Abraham Lincoln.»

Donald Trump s'est également félicité de la bonne santé économique des Etats-Unis, dont son administration a posé les «fondations». «Les entreprises affluent dans notre pays en raison de notre taux d'imposition», a-t-il soutenu, affirmant que les prochains chiffres, qui devraient tomber quelques jours avant l'élection, seraient bons.

Le président républicain s'est par ailleurs refusé à condamner le mouvement QAnon, récemment censuré par Facebook, et dont les partisans font partie de ses plus fervents supporters. «Je ne connais rien de QAnon», a-t-il affirmé, avant de toutefois assurer qu'il était d'accord avec leurs positions «contre la pédophilie». Interrogé sur le sujet, il a en revanche une nouvelle fois dénoncé les «suprémacistes blancs», tout en regrettant que la question ne soit jamais posée sur les Antifas, dont il a pointé la responsabilité dans les émeutes qui touchent le pays.