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Offensive à Idleb : Moscou fustige l'inquiétude «hypocrite» de Washington concernant les civils

Moscou a expliqué ne pas être surpris par l'«hypocrisie» du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, qui a fait part de sa «grande inquiétude» concernant ce qu'il a qualifié d'«offensive à grande échelle contre les civils d'Idleb».

Le ministère russe de la Défense a vivement réagi le 29 janvier aux propos du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, qui avait critiqué deux jours plus tôt l'intervention de Moscou et de Damas dans la province d'Idleb, estimant qu'il s'agissait d'une «offensive à grande échelle contre les civils».

Des propos qui trahissent l'«hypocrisie» de Washington et ne surprennent pas Moscou, selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. Selon lui, les Etats-Unis n'ont en effet jamais apporté leur soutien public à la lutte contre le terrorisme international en Syrie, et Washington ne «prêche et ne fait entendre sa voix concernant les souffrances des civils que lorsque les terroristes subissent une défaite écrasante, et que les citoyens syriens sont enfin libérés».

«Le département d'Etat est la racine du problème principal qui empêche les Syriens de revenir à une vie paisible. Il ne recule devant rien pour imposer les sanctions les plus sévères qui bloquent toute aide alimentaire, médicale, matérielle ou financière en faveur des véritables Syriens pacifiques se trouvant dans les territoires repris aux terroristes», a encore déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, cité par l'agence de presse Tass.

Igor Konachenkov a en outre accusé le département d'Etat américain de soutenir tacitement l'offensive menée depuis la zone de désescalade d'Idleb par des groupes dotés d'artillerie et de véhicules blindés, affiliés à la branche syrienne d'Al-Qaïda, Hayat Tahrir al-Cham. Il a également souligné que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, pour une raison inconnue, avait qualifié les militants ayant organisé cette attaque de «civils innocents pacifiques».

L’armée syrienne a annoncé le 29 janvier avoir repris la ville de Ma’arrat al-Numan, située dans la province d’Idleb, entre Alep et la capitale Damas, et jusqu’alors contrôlée par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, anciennement Front al-Nosra). Selon un communiqué du commandement général de l’armée syrienne cité par l’agence syrienne Sana, une vingtaine de «villages et localités» ont été également libérés après plusieurs jours de combats.

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