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Réclamé par le Japon, Carlos Ghosn convoqué par la justice libanaise

Carlos Ghosn est convoqué ce 9 janvier par le parquet libanais pour être entendu dans le cadre du mandat d'arrêt émis par Interpol à la demande du Japon qui souhaite que l'ancien patron soit jugé sur son territoire.

Convoqué par le parquet libanais pour un «interrogatoire» ce 9 janvier, Carlos Ghosn sera entendu «au sujet de la notice rouge» communiquée à Interpol par le Japon, où l'homme d'affaires a été inculpé pour des malversations financières présumées.

Après avoir tardé à condamner officiellement la fuite au Liban du patron déchu de Renault et Nissan, les autorités japonaises ont en revanche très rapidement réagi dès la fin du «show» médiatique organisé par Carlos Ghosn le 8 janvier à Beyrouth. «Je veux qu'il vienne affronter réellement la justice japonaise, mais il a fui, alors même qu'il n'était pas enfermé, qu'il pouvait voir librement ses avocats. Une telle attitude est inqualifiable», a fustigé la ministre de la Justice Masako Mori lors d'un point de presse à Tokyo ce 9 janvier au matin. «Dans tous les cas, son évasion n'est pas justifiable», a-t-elle poursuivi. «Si l'accusé Ghosn a quelque chose à dire sur son affaire pénale, qu'il présente ses arguments ouvertement devant un tribunal japonais et apporte des preuves concrètes», a ajouté la ministre.

Alors qu'il attendait au Japon son procès, Carlos Ghosn s'est enfui fin décembre au Liban dans des conditions rocambolesques, violant l'interdiction formelle de quitter l'archipel nippon où il était libre sous caution depuis avril dernier.

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