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Départ possible ? Julian Assange a reçu un nouveau passeport australien

Le passeport expiré du lanceur d'alerte était un obstacle supplémentaire pour qu'il puisse quitter l'ambassade d'Equateur à Londres, où il est réfugié. Les autorités australiennes ont confirmé qu'il en avait reçu un nouveau en septembre dernier.

Les autorités australiennes ont confirmé le 21 février que Julian Assange disposait d'un passeport valide, qui lui a été délivré en septembre dernier. Il s'agit d'un développement aux conséquences potentiellement importantes pour le fondateur de Wikileaks, réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres.

S'il ne donne aucune garantie sur la suite des événements concernant le lanceur d'alerte, ce nouveau passeport était indispensable pour lui permettre de quitter l'ambassade, le précédent ayant expiré. Le précieux sésame lui donne donc un peu d'air : depuis plusieurs semaines, le nouveau gouvernement équatorien fait monter la pression par divers moyens pour le pousser à quitter l'ambassade.

Cité par l'agence de presse Reuters, le sénateur australien Rex Patrick a par ailleurs assuré que le gouvernement de son pays n'était «pas au courant de poursuites judiciaires intentées aux Etats-Unis ou par les Etats-Unis contre [Julian] Assange». Une déclaration en réponse aux intenses spéculations sur le sujet, depuis que des procureurs américains auraient révélé par inadvertance, dans le cadre d'une autre affaire, l'existence de cette inculpation censée être secrète, selon WikiLeaks.

Initialement, Julian Assange s'était réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour échapper à une extradition vers la Suède, où il était recherché pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il a toujours niées. Si les poursuites suédoises ont été abandonnées en mai 2017, un mandat d’arrêt court toujours contre lui en Grande-Bretagne. Les autorités britanniques estiment depuis 2012 qu’il n’a pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

L’Australien redoute qu'il ne s'agisse que d'un prétexte pour l'arrêter et l'extrader vers les Etats-Unis, où il pourrait être jugé pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

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