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Sauvetage de migrants : l'ONG qui comptait secourir le navire identitaire interrompt ses activités

Après MSF, l'ONG Sea-Eye a également annoncé la fin de ses opérations de sauvetage au large de la Libye. Elle ne veut pas mettre en danger ses équipages après la décision de Tripoli d'interdire aux navires étrangers de naviguer dans ses eaux.

L'ONG allemande Sea-Eye, qui s'est donnée pour mission de secourir les migrants au large de la Libye a annoncé le 13 août sur sa page Facebook avoir «suspendu temporairement» ses activités, à la suite de l'interdiction faite aux navires étrangers de naviguer dans les eaux libyennes, émise par Tripoli.

«Dans ces conditions, notre mission de sauvetage n’est plus possible. Cela serait irresponsable vis-à-vis de nos équipages», a écrit l'organisation sur le réseau social.

Une décision identique à celle prise, la veille, par les ONG Médecins sans frontières (MSF), Save the Children ou encore Proactiva Open Arms. «Nous suspendons nos activités parce que nous estimons que l'attitude menaçante des garde-côtes libyens est très sérieuse et que nous ne pouvons pas mettre nos collègues en danger», a expliqué le président de l'antenne italienne de MSF, Loris de Filippi.

Le 7 août, l'équipage du navire affrété par Proactiva Open Arms affirme avoir été menacé par les garde-côtes libyens, alors qu'il opérait dans la zone de recherche et de sauvetage située à 13 miles marins (21 kilomètres) de la côte libyenne. Un navire appartenant aux garde-côtes libyens se serait approché à environ 0,8 mille marin (1,5 kilomètre) de leur embarcation et aurait effectué plusieurs tirs de sommation – en l'air, mais dans leur direction.

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Sea-Rye, ONG ayant fait parler d'elle pour son sauvetage «raté» du navire des identitaires

L'ONG Sea-Eye s'est pour sa part très récemment retrouvée au cœur de l'attention médiatique. Le 11 août, un navire de l'ONG avait en effet annoncé s'être dérouté pour voler au secours du C-Star, le chalutier affrété par des militants de Génération identitaire qui luttent contre l'immigration clandestine en Europe. Michael Buschheuer, président de Sea-Eye, avait raconté qu'il avait été informé des difficultés du «navire nazi», et avait décidé d'agir en l'absence de réponse immédiate des garde-côtes.

Or, l'équipage du C-star a catégoriquement nié avoir lancé un appel en détresse, expliquant avoir simplement arrêté ses moteurs afin de résoudre un «problème technique mineur». L'équipage du C-star aurait réalisé un simple signal de routine, manifestement interprété comme un appel de détresse, afin de signaler la manœuvre.

Un militant identitaire a dénoncé la diffusion de «fake news» sur le sujet dans la presse, alors que le navire C-star est reparti par ses propres moyens, sans mobiliser aucune aide extérieure.

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