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«Feu et colère» : Trump pense que sa mise en garde à Pyongyang n'était «peut-être pas assez dure»

Le 8 août, le président des Etats-Unis avait menacé la Corée du Nord d'user de la force si elle continuait à «proférer des menaces» contre de Washington. Deux jours plus tard, le chef d'Etat a jugé cette mise en garde un brin timorée.

«La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces contre les Etats-Unis [...] Elles se heurteront au feu et à la colère», avait lancé le locataire de la Maison Blanche le 8 août, depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il se trouvait en vacances. Des menaces «peut-être pas assez dures», a finalement considéré le président américain, le 10 août, depuis le même golf.

«Il est grand temps que quelqu'un monte en première ligne pour les habitants de notre pays et les habitants des autres pays», a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l'AFP.

Le chef d'Etat a en outre estimé que la Chine, plus proche alliée de Pyongyang, pouvait faire «beaucoup plus» sur le dossier nord-coréen.

La veille, le 9 août, le secrétaire d'Etat américain à la Défense James Mattis avait lancé un avertissement à la Corée du Nord, mettant en garde, dans un communiqué, contre tout acte de guerre ou course aux armements. Le haut responsable américain avait également enjoint à Pyongyang de se garder d'envisager des «actions qui mèneraient à la fin de son régime et la destruction de son peuple». 

De plus, James Mattis avait déclaré que les Etats-Unis, faisant tous les efforts possibles pour résoudre la crise par la voie diplomatique, possédaient néanmoins avec l'appui de leurs alliés les «capacités défensives et offensives les plus précises et les plus puissantes sur Terre», qui surpasseraient toujours celles de la Corée du Nord. 

Pyongyang avait déclaré le même jour, par le biais de son agence officielle KNA, qu'un plan opérationnel de tir de missiles balistiques était à l'examen pour faire feu sur l'île de Guam où se trouvent une base navale et une base militaire américaine. Le plan pourrait être mis en œuvre «à tout moment, dès que Kim Jong-un, le commandant suprême de la force nucléaire de la Corée du Nord, le déciderait», avait assuré l'agence.

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