International

Nigel Farage compare le Parlement européen à une «mafia» et l'accuse de se venger du Brexit

Alors que les eurodéputés débattent de la feuille de route qui sera celle de l'Union européenne dans les négociations à venir avec le Royaume-Uni, la figure charismatique du Brexit, Nigel Farage, a dénoncé leur volonté de «vengeance».

En plein débat au Parlement européen afin de déterminer les «lignes rouges» que l'Union européenne entend se fixer dans le cadre des négociations du Brexit avec le Royaume-Uni, l'ex-dirigeant du parti eurosceptique UKIP Nigel Farage a estimé que l'assemblée des eurodéputés se comportait «comme une mafia».

Estimant que les exigences de l'UE s'apparentaient à une «vengeance» contre les Britanniques, Nigel Farage a reproché aux parlementaires de Strasbourg de «considérer le Royaume-Uni comme un otage». «Nous sommes libres de partir !», a-t-il lancé. «Ce n'est pas nous qui souffrirons [du Brexit]. On n'est pas tenu de boire du vin français, d'acheter des voitures allemandes ou de manger des chocolats belges, on reviendra aux tarifs douaniers et cela mettra en péril les emplois de milliers de personnes travaillant dans l'Union européenne !», a-t-il grondé.

Ses pairs, majoritairement opposés au Brexit, n'ont pas goûté la tirade de Nigel Farage et l'ont copieusement hué. Le président du Parlement européen, l'italien Antonio Tajani, est intervenu pour mettre fin au chahut, tout en rappelant à l'ordre Nigel Farage. Celui-ci, contrit, s'est excusé avant de poursuivre son discours.

«Nous ne chercherons jamais à punir le Royaume-Uni, nous lui demanderons simplement de payer ce à quoi il s'est engagé en tant qu'Etat membre, nous devons simplement solder ses comptes, ni plus ni moins», lui a rétorqué le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier.

Le 29 mars dernier, le Premier ministre britannique Theresa May a officiellement enclenché l'article 50 du traité sur l'Union européenne. Près d'un an après le référendum de juin 2016, le Brexit continue d'agiter le Royaume-Uni, d'autant que la négociation avec l'Union européenne s'annonce déjà longue et rude.

Lire aussi : Dans une tribune, Theresa May rappelle que le Royaume-Uni «quitte l'UE, mais pas l'Europe»