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Attaque à la voiture déjouée à Anvers : le suspect arrêté avec des armes dans son coffre

Un jour après l'attaque de Londres, revendiquée par Daesh, un véhicule conduit par un Français a tenté de foncer dans la foule, sur la principale artère commerçante d'Anvers. L'homme a été arrêté et la piste terroriste est sérieusement envisagée.

Le 23 mars, la police de la ville d'Anvers en Belgique a annoncé avoir arrêté un conducteur qui avait tenté de foncer dans la foule.

«Le véhicule roulait à grande vitesse sur le Meir [la principale artère commerçante de la ville], donc les gens devaient sauter sur le côté», a déclaré le chef du corps de la police d'Anvers, Serge Muyters, lors d'un point presse. Son conducteur, un «homme d'origine nord-africaine» qui portait une «tenue de camouflage», a été arrêté à l'issue d'une course-poursuite dans le centre de la ville, a-t-il précisé.

Des armes retrouvées dans le coffre

«Différentes armes ont été découvertes dans le coffre, des armes blanches, un riot gun [fusil à pompe tirant des balles en caoutchouc] et un bidon contenant un produit encore indéterminé. Le service de déminage de la Défense est sur place afin d’examiner le véhicule», a indiqué le parquet fédéral belge dans un communiqué, précisant l'identité du suspect : «Mohamed R., né le 8 mai 1977, de nationalité française et domicilié en France.»

Le véhicule serait une Citroën rouge immatriculée en France, selon une photo diffusée sur les réseaux sociaux.

Compétent en matière de terrorisme, le parquet a été saisi de l'affaire «au vu des premiers éléments recueillis et compte tenu de ce qui s’est passé hier à Londres», précise le communiqué.

«Nous restons vigilants. Nos services de sécurité ont effectué un travail remarquable à Anvers», a fait savoir sur Twitter le Premier ministre belge, Charles Michel.

Le bourgmestre (équivalent belge du maire) d'Anvers, Bart de Wever, a salué l'intervention des forces de l'ordre.

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