«Dans le climat de répression et d'instrumentalisation actuels, faire une manifestation aurait été un suicide» a indiqué à l'AFP l'un des militants d'extrême-gauche à propos de la manifestation prévu à la frontière franco-italienne à Vintimille.
«Nous ne voulons pas tomber dans le piège et pour cela nous avons annulé la manifestation» ont ajouté les militants lors d'une conférence de presse.
Vendredi soir, encadrés par des militants «No Borders», plusieurs centaines de migrants avaient quitté une structure d'accueil de migrants de la Croix-Rouge à Vintimille, point de rendez-vous sur la côte pour de nombreux migrants souvent fraîchement débarqués en Italie, et ont réussi à passer en France.
Interceptés par les autorités françaises, ils ont été renvoyés vers l'Italie où, selon les médias, ils ont été transférés vers des centres d'identification. C'est contre ces transferts que protestaient samedi les «No Borders», provoquant des échauffourées en marge desquelles un policier italien, pris d'un malaise, a succombé à un infarctus à Vintimille.
«Nous avons appris le décès, de mort naturelle, de ce policier, par les médias. On n'a pas participé à ça», a affirmé un porte-parole des militants lors de la conférence de presse dimanche.