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Défense russe : un bouclier antimissile américain en Europe ne pose pas de problème à la Russie

Le bouclier antimissile américain en Europe ne représente actuellement aucune menace critique pour la Russie, cette dernière mettant constamment à jour ses missiles afin de faire face aux défis à venir, a annoncé le général russe Sergueï Karakaïev.

«Les menaces du secteur européen du système de défense antimissile [américain] contre les Forces de missiles stratégiques (SMF) sont limitées et ne réduisent pas ses capacités de manière critique», a fait savoir mercredi 11 mai Sergueï Karakayev, commandant des Forces de missiles stratégiques russes.

Des ingénieurs militaires russes prêtent une «attention spéciale» au développement des moyens pour surmonter le système de missiles américain, a-t-il expliqué.

Les capacités des missiles balistiques russes sont améliorées «par la réduction du tronçon d’accélération du missile balistique intercontinental (ICBM), introduisant de nouveaux types d'ogives, une trajectoire de vol difficile à prévoir et de nouveaux moyens pour surmonter le système antimissile», a-t-il précisé.

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Selon le général, les missiles russes sont aussi capables de frapper depuis des angles différents, «qui forcent la partie adverse à assurer un périmètre de défense antimissile».

Brian McKeon, sous-secrétaire d'Etat adjoint principal à la Défense américain avait affirmé, mi-avril, que la défense aérienne avait besoin d’être renforcée, prétextant que la Russie violait le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF).

Le porte-parole du département d’Etat américain John Kirby avait dû plus tard préciser la position de Washington, soulignant que «le système de la défense aérienne en Europe … [était] de nature défensive et ne vis[ait] pas la Russie, n’[était] dirigé vers la Russie».

L’INF a été conclu en 1987 entre les Etats-Unis et l’Union soviétique et visait à éliminer les missiles nucléaires et balistiques de croisière à lanceur terrestre de portées intermédiaires - entre 500 et 5 500 kilomètres. Il ne comprend pas les missiles lancés à partir de zones maritimes.