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Le pape François fustige à nouveau l’Europe sur sa gestion des migrants, de l’économie et du chômage

«Qu’est-ce qui vous est arrivé à vous, l’Europe de l’humanisme, la championne des droits de l’Homme, de la démocratie et de la liberté ?», s’est interrogé le souverain pontife après avoir reçu le prix Charlemagne pour son engagement européen.

Vendredi, le pape a déclaré que la génération fondatrice de l’Union européenne avait posé «les fondations d’un bastion de paix, un édifice composé d’Etats unis, non par la force mais par un engagement pour le bien commun».

Il a ensuite dressé un bilan bien plus sévère concernant l’état de l’Union européenne aujourd’hui. Selon lui, l’Europe a toujours eu une identité multiculturelle, rendant indispensable le dialogue des cultures et le «respect de l’étranger, [de] l’immigrant et [des] gens de différentes cultures».

«La solidarité ne devrait jamais être confondue avec l’assistance charitable, mais comprise comme un moyen de créer des opportunités pour tous les habitants de nos villes – et de tant d’autres villes –  de vivre dans la dignité», a-t-il poursuivi, ajoutant qu’«être un migrant n’est pas un crime». 

Il a par la suite évoqué la problématique du chômage en déclarant : «Si nous voulons repenser notre société, nous devons créer des emplois dignes et payant bien, particulièrement pour les jeunes».

François est devenu le premier pape à accepter le prix Charlemagne, qui récompense chaque année l’engagement d’une personnalité en faveur de l’unité européenne.

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