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Grèce: au moins «260 migrants blessés» à Idomeni après l'usage de gaz lacrymogènes (PHOTOS, VIDEOS)

Au moins «260 migrants ont été blessés» dimanche en Grèce à la frontière macédonienne d'Idomeni lors des heurts avec la police macédonienne qui «a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en plastique», a indiqué Médecins sans frontières (MSF).

«Des dizaines de personnes ont été blessées, souffrant surtout de problèmes respiratoires, et trois ont dû être transférées à l'hôpital de Kilkis», une ville proche d'Idomeni, a déclaré à l'AFP Achileas Tzemos, un responsable de l'ONG Médecins sans frontières.

En tout, 300 personnes ont été touchées, a-t-il ajouté.

Les incidents ont éclaté dimanche en fin matinée quand une manifestation de 500 migrants réclamant «l'ouverture des frontières» a dégénéré: certains de manifestants ont tenté de franchir la frontière en détruisant une partie du grillage frontalier.

La police macédonienne a fait usage des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes mais elle a nié avoir utilisé des balles en plastique.

Dans un premier temps, MSF avait fait état «des dizaines de blessés» tandis que trois personnes blessées plus grièvement, ont été transférées dans un hôpital à Kilkis, proche d'Idomeni.

Les incidents ont duré plusieurs heures, jusqu'en début de soirée. L'atmosphère dans le camp sordide d'Idomeni est devenue suffocante et certains manifestants se sont couvert le visage de dentifrice pour, selon eux, se protéger, a rapporté un photographe de l'AFP sur place.

Selon Zoran Lazarovski, chef d'un centre d'accueil macédonien à Gevgelija près de la frontière, «trois groupes de migrants de 500 personnes chacun ont tenté de franchir la frontière en détruisant le grillage en trois endroits différents».

Les policiers macédoniens ont repoussé les manifestants pour les empêcher de traverser la frontière.

Plus de 11 000 migrants et réfugiés campent depuis un mois et demi à Idomeni dans des conditions misérables et manifestent quasi quotidiennement pour l'ouverture de la frontière, fermée depuis début mars à la suite du verrouillage de la «route des Balkans» empruntée auparavant par les réfugiés à destination des pays du nord de l'Europe.