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Détroit d’Ormuz : une nouvelle attaque contre un navire ravive les craintes sur l’approvisionnement pétrolier

Une nouvelle attaque signalée ce 13 septembre contre un navire dans le détroit d’Ormuz fait craindre une aggravation des perturbations des approvisionnements énergétiques mondiaux. Ces inquiétudes interviennent après la fermeture préventive par l’Arabie saoudite de son principal oléoduc traversant le royaume, à la suite d’une attaque de drone.

Un navire a été touché ce 13 septembre par un projectile alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, selon l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO. Un incendie s’est déclaré à bord et l’équipage a été évacué par les autorités locales. Les circonstances exactes de l’attaque et son éventuel responsable n’ont pas été précisés.

Cette nouvelle attaque intervient au lendemain de l’annonce par l’Arabie saoudite de la fermeture temporaire, par mesure de précaution, de son oléoduc Est-Ouest. Riyad et Bagdad ont indiqué que l'attaque de drone à l’origine de cette décision provenait d’Irak, où sont implantées des milices soutenues par l’Iran.

La fermeture de cet axe, combinée aux attaques visant le trafic maritime dans le Golfe et en mer Rouge, pourrait accentuer la pression sur les marchés pétroliers. Le Brent a déjà dépassé les 100 dollars le baril au cours de la semaine écoulée.

Riyad demande une aide militaire américaine

Face à la progression du conflit, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a demandé au président américain une aide militaire pour combattre les Houthis au Yémen. Washington aurait pour l’instant écarté une intervention directe, tout en proposant une aide en matière de renseignement.

Les Houthis, qui affirment mener un blocus contre les navires saoudiens depuis juillet, ont également intensifié leurs opérations en mer Rouge. Des responsables du gouvernement yéménite ont affirmé à Reuters que le mouvement avait pris le 11 septembre le contrôle de l’île stratégique de Perim, située dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Entre temps, les tensions restent fortes entre Washington et Téhéran. Une réunion entre l’Iran et les pays arabes du Golfe est prévue le 14 septembre à Oman pour discuter notamment de l’avenir du détroit d’Ormuz. Mais un responsable iranien a relativisé les perspectives d’un accord, tandis que Téhéran maintient plusieurs conditions à une réouverture du passage.