Israël a communiqué une série de mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni après la décision de Londres de sanctionner les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a indiqué que le consulat britannique à Jérusalem-Est serait fermé et que les représentants britanniques seraient exclus du Centre international de soutien à Gaza.
Onze députés britanniques se voient également interdire l’entrée en Israël, parmi lesquels Jeremy Corbyn, Zarah Sultana, Diane Abbott et John McDonnell. Tel Aviv met aussi fin à la participation britannique à la formation de forces palestiniennes. Gideon Saar a dénoncé un boycott « méprisable » et averti que tout gouvernement prenant des mesures contre Israël s’exposerait à des représailles.
Fin de l'impunité
Cette réponse intervient après un durcissement notable de la position britannique. Londres considère désormais officiellement l’occupation israélienne comme illégale, en s’appuyant sur l’avis consultatif rendu en 2024 par la Cour internationale de Justice. Le gouvernement britannique affirme par ailleurs que des déplacements forcés de Palestiniens en Cisjordanie relèvent, dans certaines zones, d’un « nettoyage ethnique » mené par des colons.
Le Royaume-Uni a également annoncé des sanctions contre les colonies ainsi que la suspension de licences d’exportation susceptibles de contribuer matériellement à l’occupation. Plusieurs pays européens et occidentaux, dont la France, le Canada, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, soutiennent désormais des restrictions commerciales visant les produits issus des colonies.
Le bras de fer prend donc une dimension diplomatique plus large. Israël cherche à faire payer politiquement les États qui renforcent leurs mesures contre la colonisation, tandis qu’un nombre croissant de gouvernements occidentaux durcissent leur position à l’égard de la politique israélienne en Cisjordanie.