Une nouvelle série de frappes sur le territoire iranien a été lancée par le commandement américain dans la nuit du 1er au 2 septembre, ravivant brutalement un conflit qui connaît depuis plusieurs semaines une relative accalmie. L'opération, achevée dans la nuit du 1er au 2 septembre selon le commandement américain, marque une nouvelle escalade directe de Washington contre l'Iran.
Le CENTCOM affirme avoir visé des installations des Gardiens de la révolution : systèmes de défense aérienne, radars, moyens navals, capacités de mouillage de mines et sites de communication. Washington présente cette offensive comme une réponse aux tentatives iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région.
Les frappes de la honte
Cependant, les frappes américaines ont également touché des zones civiles. À Sirik, dans le sud de l'Iran, une frappe a atteint une maison où se déroulait un mariage. Selon les autorités iraniennes et plusieurs agences internationales, cinq personnes, dont un enfant de quatre ans, ont été tuées, et plusieurs dizaines d'autres blessées. Téhéran a dénoncé une « agression » et promis une riposte.
Celle-ci est survenue dans les heures suivantes. L'Iran a lancé des missiles et des drones contre des installations américaines ou liées aux États-Unis en Jordanie, à Bahreïn et en Irak. Amman a affirmé avoir intercepté la majorité des projectiles visant son territoire, tandis que Washington n'a pas fait état de pertes confirmées.
Donald Trump a assumé cette nouvelle séquence militaire, qualifiant les frappes de « puissantes » et menaçant l'Iran d'attaques encore plus dures en cas de nouvelle riposte. Cette reprise des bombardements américains, après une première frappe sur l'île iranienne de Larak le 30 août, éloigne encore la perspective d'une désescalade et fait peser un nouveau risque d'embrasement régional, notamment autour du détroit d'Ormuz.