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«Je me sentais si seule que je me suis liée d'amitié avec un cafard», la Première ministre nippone se confie

Dans un message publié le 22 août sur X, Sanae Takaichi, Première ministre du Japon, raconte avoir épargné un cafard à la résidence officielle, influencée par un manga sur la réincarnation. Après l’intervention de ses secrétaires, elle a ressenti soulagement et solitude.

Sanae Takaichi, première femme à diriger le gouvernement japonais, a partagé une anecdote personnelle surprenante qui a immédiatement fait le tour du monde. Confrontée à un insecte dans sa résidence officielle, elle a choisi de l’épargner avant de voir ses collaborateurs intervenir, laissant derrière elle un mélange de soulagement et de tristesse.

Une cohabitation inspirée par Osamu Tezuka

Le 22 août, répondant à une question récurrente sur d’éventuels fantômes hantant la résidence officielle de Tokyo – un bâtiment de 1929 marqué par des incidents historiques –, la Première ministre a écrit sur son compte : « Je n’ai jamais rencontré de fantômes, mais jusqu’à récemment, je poussais des cris en croisant des cafards ». Malgré un entretien minutieux des lieux (nettoyage sous la table, poubelle hermétique), un insecte a un jour passé près de ses pieds.

Influencée depuis l’enfance par le manga Phoenix (Hi no Tori) d’Osamu Tezuka, qui évoque la réincarnation et l’idée que « la vie reste connectée en changeant de forme », elle n’a pu se résoudre à le tuer. « Cette vie aussi pourrait faire partie du long cycle des renaissances », a-t-elle pensé, laissant l’insecte en espérant qu’il parte de lui-même.

Lorsqu’elle en a parlé à ses secrétaires, l’un d’eux a répondu fermement : « C’est sale, je m’en occupe », organisant une « opération Combat ». Les cafards ont disparu. « J’ai ressenti un soulagement, mais aussi un peu de solitude, ou plutôt de tristesse… », a-t-elle confié.

Cette confidence s’inscrit dans le contexte d’un style de travail extrême. Connue pour dormir entre zéro et trois heures par nuit et pour transformer la résidence officielle en véritable bureau, afin de limiter le fardeau sur son personnel de sécurité, Takaichi passe de longues heures seule face à des documents.

Le titre du Telegraph : « Japan’s PM: I’m so lonely I befriended a cockroach » qui se traduit par : « La Première ministre japonaise : Je me sens si seule que je me suis liée d'amitié avec un cafard » a d’ailleurs largement circulé, amplifiant l’écho international de cette confession inattendue.

L’anecdote révèle un peu plus la personnalité d’une Première ministre qui, tout en menant un rythme intense et en remettant en cause la doctrine pacifiste du pays, n’hésite pas à partager des facettes intimes via les réseaux sociaux.