La pression hydrique s’accentue en Hongrie, alors que des températures frôlant les 40 degrés sont attendues dans les prochains jours. Conséquences d’un manque de précipitation depuis le printemps, le Danube a atteint un niveau historiquement bas.
« En raison de la nouvelle baisse du niveau des eaux du Danube, l'une des deux dernières unités de production de la centrale nucléaire de Paks sera mise à l'arrêt à 1h30 du matin » ce 2 août, a écrit sur X le Premier ministre hongrois Peter Magyar, annonçant que dès le lendemain la centrale serait « complètement arrêtée pour la première fois en 44 ans ». La production de cette centrale, de conception russe, couvre près 40% de la consommation électrique du pays.
Le 31 juillet, le chef du gouvernement hongrois avait également annoncé sur Facebook que « des milliers » d’habitants de Szentendre, située juste au nord de Budapest, s’était retrouvées sans eau potable, nécessitant l’envoi de camions-citernes de l’armée. Afin d’éviter une crise énergétique, Peter Magyar avait également appelé les industriels à baisser leur consommation électrique.
Cette pénurie en eau pourrait s’étendre à près d’un million de personnes, si la Hongrie ne change pas la gestion de ses ressources, a averti dans une vidéo postée le même jour – toujours sur la plateforme américaine – le ministre hongrois chargé de l'environnement, László Gajdos.
Celui-ci avait souligné qu’aucune précipitation significative n’était attendue dans les prochains jours, tant au niveau du bassin versant du Danube, qui s’étend de l’Allemagne jusqu’à la mer Noire, que de celui de la Tisza.