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Netanyahou au Sud-Liban : provocation et escalade malgré l’accord-cadre (VIDÉO)

Benjamin Netanyahou et Israël Katz se sont rendus au Sud-Liban pour afficher une posture de contrôle militaire. Israël affirme maintenir sa présence tant que le Hezbollah n’est pas désarmé. Malgré l’accord-cadre, les opérations militaires et destructions se poursuivent sur le terrain.

Quatre jours après la signature de l’accord-cadre entre le Liban et Israël, le Liban-Sud reste marqué par un calme fragile régulièrement brisé par des opérations militaires israéliennes. Dans un contexte de forte tension politique, le Hezbollah et son allié Amal rejettent toujours le texte, tandis que plusieurs de ses dispositions suscitent des critiques au sein même du paysage politique libanais. Sur le terrain, la situation demeure instable et dominée par une logique d’occupation de fait.

La journée du 30 juin a été marquée par une visite très symbolique du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et de son ministre de la Défense Israël Katz dans les zones occupées du Liban-Sud. Le chef du gouvernement israélien a réaffirmé que l’armée ne se retirerait pas tant que ce qu’il qualifie de « menace » du Hezbollah persisterait, assurant que des milliers de combattants ont été neutralisés et que la capacité militaire du mouvement a été fortement réduite. Il a également présenté la présence israélienne comme un « changement de paradigme » destiné à empêcher toute attaque future.

Un accord-cadre dicté par Israël

Dans la même dynamique, Benjamin Netanyahou a défendu une vision politique allant jusqu’à évoquer une normalisation future entre le Liban et Israël, conditionnée selon lui par le retrait des forces liées au Hezbollah et à l’Iran. Son ministre de la Défense avait, la veille, tenu des propos encore plus tranchés, affirmant que l’armée israélienne resterait sur place jusqu’au désarmement du mouvement chiite et que certains villages frontaliers « doivent disparaître », des déclarations qui ont suscité peu de réactions internationales.

Sur le terrain, les opérations se sont poursuivies avec des dynamitages de maisons à Markaba et Hadatha, ainsi que des incendies signalés dans plusieurs localités du caza de Bint Jbeil. Plusieurs incidents ont également été rapportés, dont la mort d’un homme à Wadi el-Hojeir, la frappe de drones, des tirs d’artillerie et l’explosion d’un engin non explosé datant de précédents combats. Ces événements illustrent la persistance d’un niveau de violence élevé malgré les annonces diplomatiques.

Ces développements interviennent alors même que l’accord-cadre prévoit un retrait progressif israélien de certaines zones dites « pilotes » en échange d’un déploiement accru de l’armée libanaise. Mais sur le terrain, les démonstrations de force et les opérations militaires continuent de contredire la logique de désescalade affichée.