Une polémique virale a enflammé les réseaux sociaux après la diffusion de publications accusant Apple d’avoir supprimé des villes et villages du sud du Liban de son application Apple Maps. Plusieurs internautes, dont des journalistes et influenceurs, ont partagé des captures d’écran montrant une zone largement dépourvue de noms, contrairement aux territoires voisins en Palestine occupée ou en Syrie. Certains y ont vu une volonté politique, allant jusqu’à accuser l’entreprise de « contribuer à effacer l’histoire du Liban » dans un contexte de guerre.
Face à l’ampleur des critiques, Apple a rapidement démenti toute suppression volontaire. L’entreprise affirme que les localités évoquées n’ont en réalité jamais figuré dans ses données cartographiques détaillées pour le Liban.
Même constat pour la Palestine
Elle souligne également que la version la plus précise de son service n’est pas encore disponible dans le pays, ce qui explique un niveau de détail inférieur à celui observé ailleurs. Contrairement à Google via Google Maps, Apple s’appuie sur des sources de données différentes, souvent moins complètes dans certaines régions.
En pratique, de nombreux villages libanais n’apparaissent sur Apple Maps qu’à un niveau de zoom élevé ou via une recherche directe. Ce manque de visibilité n’est pas nouveau : des critiques similaires existent depuis plusieurs années.
Cette controverse rappelle également des débats passés, notamment autour de la représentation de la Palestine sur Google Maps en 2016, lorsque des internautes avaient accusé la plateforme d’avoir « effacé » son nom.