Mardi 14 avril
Trump annonce un nouveau cycle de négociations au Pakistan sous 48 heures
Le président américain Donald Trump affirme que le prochain cycle de négociations entre Washington et Téhéran pourrait se tenir dans les deux prochains jours. Ce nouveau round aurait, selon lui, de fortes chances de se dérouler à nouveau au Pakistan.
Trump s’en prend à Meloni après sa défense du pape
Donald Trump a vivement critiqué Giorgia Meloni après que la présidente du Conseil des ministres d'Italie a pris la défense du pape Léon XIV. Dans un entretien au Corriere della Sera, le président américain a déclaré que Meloni se moquait de savoir si l'Iran disposait d'armes nucléaires et qu'il pourrait « réduire l’Italie en cendres en deux minutes ».
Trump a ajouté qu'il considérait Meloni comme courageuse, mais qu'il s'était trompé. Il lui reproche notamment son refus de participer au blocus du détroit d’Ormuz, accusant Rome de laisser Washington faire seul le « sale boulot ».
Meloni a pris la défense du pape, qualifiant les propos de Trump à son égard d'inacceptables, tout en rappelant la légitimité de ses appels à la paix et à la condamnation de toutes les guerres.
L'Arabie saoudite fait pression sur les États-Unis pour lever le blocus du détroit d'Ormuz, selon le Wall Street Journal
L’Arabie saoudite fait pression sur les États-Unis pour obtenir la levée du blocus du détroit d’Ormuz, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources. D’autres puissances régionales appellent également à une reprise des négociations avec l’Iran. Selon ces sources, Riyad et ses partenaires redoutent une aggravation de la crise et des perturbations sur d’autres routes maritimes stratégiques.
Les exportateurs du Golfe craignent notamment une riposte iranienne, avec une possible fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb, axe clé des exportations pétrolières via la mer Rouge. Un tel scénario menacerait directement les approvisionnements saoudiens, à peine rétablis à leur niveau d’avant-guerre, et pourrait élargir la crise bien au-delà d’Ormuz.
La hausse des prix du pétrole propulse les voitures électriques en France
La hausse brutale des prix du pétrole, liée à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz, accélèrent en France l'intérêt pour les véhicules électriques, qui représentent désormais 40 % des commandes de particuliers chez Citroën en avril.
Deux navires auraient traversé le détroit d'Ormuz, malgré le blocus américain
Au moins deux navires en provenance de ports iraniens auraient traversé le détroit d’Ormuz malgré le blocus militaire imposé par les États-Unis, rapporte l’AFP, citant des données de suivi maritime. Selon le fournisseur Kpler, ils feraient partie d’un groupe d’au moins quatre navires liés à l’Iran ayant emprunté cette route depuis l’entrée en vigueur du blocus.
Les États-Unis déploieraient des navires pour déminer le détroit d'Ormuz
Au moins six navires militaires américains auraient été envoyés pour mener des opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz, rapporte TWZ. Trois bâtiments se trouveraient actuellement dans l’océan Indien, tandis que deux auraient déjà franchi le détroit. Washington prévoit notamment de mobiliser un dragueur de mines qui, avant la guerre en Iran, était basé à Bahreïn.
Apple Maps accusé d’effacer le sud du Liban
Des internautes accusent Apple d’avoir supprimé des villes du sud du Liban de son application Maps. L’entreprise dément et évoque un manque de données détaillées, non une suppression récente. La polémique rappelle d’anciens débats sur la représentation cartographique de la Palestine occupée.
Italie : Meloni met un coup d’arrêt à l’accord de défense avec Israël
La présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, a annoncé le 14 avril la suspension du renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël. Ratifié en 2006 et reconduit tacitement tous les cinq ans, le texte encadre la coopération militaire, industrielle et technologique bilatérale.
Bloomberg : la Turquie et l’Égypte en lice pour accueillir de nouvelles négociations
La Turquie et l’Égypte pourraient accueillir le prochain cycle de négociations entre Téhéran et Washington, rapporte Bloomberg, citant une source. Les deux pays ont intensifié leurs efforts diplomatiques pour favoriser une issue au conflit, renforçant la probabilité que les discussions se tiennent sur leur sol.
Un pétrolier chinois sanctionné par les États-Unis aurait traversé le détroit d'Ormuz
Un pétrolier lié à la Chine et visé par des sanctions américaines aurait réussi à traverser le détroit d'Ormuz malgré le blocus imposé par Washington, rapporte Bloomberg.
Il s’agirait de sa deuxième tentative. Une première, interrompue le 13 avril avec l’entrée en vigueur du blocus, avait contraint le navire à faire demi-tour. Quelques heures plus tard, il a relancé sa manœuvre, et serait cette fois parvenu à franchir le passage.
Paris organise une conférence des « pays non belligérants » sur le détroit d'Ormuz le 17 avril
Une conférence réunissant les « pays non belligérants » prêts à apporter leur contribution à « une mission multilatérale et purement défensive, destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz lorsque les conditions de sécurité le permettront », se tiendra à Paris le 17 avril, rapporte BFMTV en citant l'Élysée. La réunion sera coprésidée par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Ormuz : le patron de TotalEnergies préfère un péage au blocus américain
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a plaidé le 13 avril à Washington pour la réouverture du détroit d’Ormuz, «même si cela implique de verser une compensation». Il juge qu’un péage reste préférable à un blocus prolongé qui paralyserait 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz.
La diplomatie iranienne se moque de Trump avec une parodie de «Voyage, Voyage» (VIDÉO)
L'ambassade d'Iran en Afrique du Sud a réagi avec ironie à la volonté affichée par les États-Unis de bloquer le détroit d’Ormuz, en diffusant une vidéo montrant Trump chantant «Blockade, Blockade» («Blocus, Blocus»), détournement du célèbre titre des années 1980 de Desireless, «Voyage, Voyage».
Erdogan aurait menacé Israël de recourir à la force, selon le Jerusalem Post
Le président turc Recep Tayyip Erdogan aurait menacé de lancer une offensive militaire contre Israël, évoquant la possibilité d'envoyer des troupes, rapporte le Jerusalem Post. Selon le journal, cette déclaration a été faite le 12 avril en réponse aux questions de journalistes.
D'après le dirigeant turc, Ankara pourrait lancer des opérations militaires pour empêcher Israël d'expulser les Palestiniens de leurs territoires. Malgré le cessez-le-feu, a souligné Erdogan, Israël a contraint 1,2 million de Libanais à quitter leurs foyers en raison des attaques contre des zones civiles. La Turquie doit se montrer forte pour empêcher Israël de faire de même avec la Palestine.
Vance affirme que les États-Unis ont atteint leurs objectifs en Iran
Washington a atteint les objectifs qu'il s'était fixés en Iran, a déclaré le vice-président américain J.D. Vance dans une interview accordée à Fox News, soulignant qu'il était désormais possible de commencer à mettre fin à l'opération. Selon lui, les États-Unis ont réalisé des « progrès significatifs » lors des négociations avec l'Iran.
À la question de savoir si de nouvelles réunions étaient prévues, Vance a répondu : « La balle est dans le camp de l’Iran ». Il a expliqué avoir interrompu les négociations au Pakistan le week-end dernier, car les Iraniens n’avaient pas réussi à conclure un accord et avaient dû retourner à Téhéran pour faire approuver les conditions avancées par les États-Unis.
Le vice-président américain a également souligné que la question principale était désormais de savoir si Téhéran ferait preuve de « souplesse » et accepterait les conditions de Washington. Ces dernières, selon Vance, obligent l'Iran à remettre son uranium enrichi et à s'engager fermement à ne pas développer d’armes nucléaires.
Les frappes américaines ont causé 270 milliards de dollars de dégâts à l'Iran
Les dégâts subis par l'Iran à la suite des frappes américaines et israéliennes s'élèvent, selon une estimation préliminaire, à 270 milliards de dollars, a déclaré Fatemeh Mohajerani, porte-parole du gouvernement iranien, à RIA Novosti. Selon elle, des chiffres plus précis seront communiqués ultérieurement, à l'issue d'une procédure en plusieurs étapes. La première étape consiste à évaluer les dommages causés directement aux bâtiments, la deuxième à analyser les pertes de recettes budgétaires et les conséquences de l'arrêt des activités des sites industriels.
La porte-parole du gouvernement a souligné que la délégation iranienne chargée des négociations se penche notamment sur la question des réparations militaires que les États-Unis doivent verser à l'Iran. Ce sujet a été abordé lors des négociations à Islamabad la semaine dernière.
Le Liban et Israël se rencontrent aujourd'hui à Washington
Des pourparlers entre des représentants du Liban et d'Israël auront lieu le 14 avril à Washington. Les discussions porteront sur la possibilité d'un cessez-le-feu et du désarmement à long terme du mouvement Hezbollah, ainsi que sur un accord de paix entre les deux pays.
L'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, le conseiller du Département d'État américain Michael Needham, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis Yehiel Leiter et l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamade Moawad participeront à cette rencontre. Selon le portail Axios, le secrétaire d'État américain Marco Rubio sera également présent aux négociations.
Des négociations entre les États-Unis et l'Iran pourraient se tenir à Islamabad ou à Genève
Un nouveau round de négociations américano-iraniennes pourrait avoir lieu prochainement, mais le lieu et la date n'ont pas encore été fixés, rapporte l'Associated Press. Selon les sources de l'agence, les parties discutent de la possibilité d'organiser une nouvelle rencontre dans la capitale pakistanaise. Par ailleurs, des responsables de l'administration américaine évoquent Genève comme lieu possible pour ce nouveau cycle de négociations qui, selon l'agence de presse, pourrait avoir lieu dès le 16 avril.
L'Iran exige des réparations des États arabes
L'Iran a demandé à cinq pays arabes hébergeant des bases américaines des indemnités pour les frappes aériennes américaines et israéliennes sur son territoire.
Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, l'envoyé iranien Amir Saeid Iravani a déclaré que l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie avaient permis aux États-Unis d'utiliser leur territoire pour attaquer l'Iran et, dans certains cas, étaient directement impliqués dans des « attaques armées illégales visant des infrastructures civiles ».
Iravani a ajouté que les États arabes « devaient réparer intégralement le préjudice causé à la République islamique d'Iran, y compris [verser] une compensation pour tous les dommages matériels et moraux subis en raison de leurs actes internationalement illicites ».
Les États du Golfe avaient auparavant exigé que l'Iran soit tenu responsable des dommages de guerre, une revendication qu'Iravani a rejetée comme étant « légalement insoutenable et fondamentalement déconnectée des réalités factuelles et juridiques ».