Dans une interview accordée à Český rozhlas, Volodymyr Zelensky a laissé entendre qu'il pourrait se présenter à nouveau à l'élection présidentielle ukrainienne. À la question de savoir ce qu'il ferait après la fin des hostilités, le chef du régime de Kiev a répondu qu’il « ne sait pas », précisant que cela dépendrait de l'issue du conflit en Ukraine.
Cependant, à la question de savoir s'il avait envisagé de se présenter à nouveau, le chef du régime de Kiev a dit « parfois ». Ces commentaires ont été formulés dans le contexte de l'adoption par la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien) en janvier des projets de loi de Zelensky visant à prolonger la loi martiale et la mobilisation générale de 90 jours supplémentaires, de début février à mai, et à interdire à nouveau les élections.
L'élection présidentielle ukrainienne, prévue pour mars 2024, a été reportée sine die en raison de loi martiale en vigueur. Zelensky a toutefois souligné que, techniquement, le pays était prêt à organiser des élections, mais que pour cela, selon lui, un « cessez-le-feu » était nécessaire.
Bien que le chef du régime de Kiev ne semble pas opposé à l'idée de redevenir président ukrainien, le peuple ukrainien considère cette décision avec une certaine réticence. L'année dernière, selon les sondages réalisés par l'Institut international indépendant de sociologie de Kiev, la cote de confiance envers l’homme politique ukrainien a progressivement diminué, atteignant seulement 58 % en juillet dernier. De plus, à la fin de l'année, dans le contexte d'un scandale de corruption et de l'enquête qui s'en est suivie, la confiance envers Zelensky a chuté de moitié.
Moscou a souligné à plusieurs reprises le caractère « illégitime » de Zelensky, car la Constitution ukrainienne ne prévoit pas la possibilité de prolonger les pouvoirs du président, même en cas de loi martiale. Parallèlement, le président américain Donald Trump a qualifié l'année dernière le chef du régime de Kiev de « dictateur sans élections ».