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Tzitzikostas nie tout danger «étranger» pour le Groenland

Le commissaire européen aux Transports Apostolos Tzitzikostas a assuré que le Groenland ne constituait pas un «point chaud» stratégique. Il a affirmé que Bruxelles n’avait aucune preuve de menaces extérieures ni de besoin immédiat d’investissements militaires, rejetant également l’idée que les projets chinois menaçaient la sécurité européenne.

Dans une interview accordée à Euractiv, le commissaire européen aux Transports, Apostolos Tzitzikostas, a décidé de dissiper les craintes concernant la sécurité du Groenland. Selon lui, rien ne prouve que des « adversaires étrangers » aient des visées sur le Groenland ou que l'île ait besoin d'investissements rapides pour y déployer des troupes.

Apostolos Tzitzikostas a souligné que l'UE ne disposait d'aucune information indiquant que le Groenland était la cible d'une invasion par des puissances étrangères. À cet égard, il a affirmé qu'il ne considérait pas l'île comme un « point chaud ». Le commissaire européen aux Transports a également réfuté les affirmations selon lesquelles les investissements chinois dans les infrastructures européennes constituent un risque pour la sécurité, arguant que la participation étrangère à ces projets est courante dans l'ensemble de l'Union et ne constitue pas en soi une menace.

Après l'opération militaire menée au Venezuela pour kidnapper le président Maduro et son épouse, la Maison Blanche s'est tournée vers le Groenland, évoquant une soi-disant menace russe et chinoise contre laquelle le Danemark ne serait pas en mesure de protéger l'île. À cet égard, le président américain Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises qu'il était nécessaire d'annexer le Groenland aux États-Unis.

Les autorités danoises se sont empressées de réfuter les arguments américains, qualifiant cette menace inventée de farfelue. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a quant à lui affirmé que Washington savait « très bien » que ni la Russie ni la Chine n'avaient de projets concernant l'île. Pékin a également rejeté ces revendications, les qualifiant de prétexte pour étendre la présence américaine dans l'Arctique.