Les talibans, qui contrôlent déjà la quasi-totalité du district de Sangin, ont annoncé mercredi qu'ils avaient pris d'assaut des bâtiments administratifs dans le centre du district, où se trouvaient des brigades de police, selon Reuters.
Cependant, les responsables gouvernementaux ont nié ces allégations assurant avoir repoussé les insurgés. Les talibans cherchent à rétablir leur régime islamiste après avoir été renversés par une intervention militaire dirigée par les Etats-Unis en 2001.
Le général Abdul Wodud, un commandant supérieur de l'armée afghane, a déclaré qu'une opération conjointe de l'armée afghane et de l'OTAN, soutenue par un appui aérien, avait permis de chasser les talibans de la zone centrale, tuant 60 combattants talibans et en blessant 40 autres.
Le siège de l'OTAN à Kaboul a confirmé que des frappes aériennes avaient bien eu lieu, sans toutefois donner plus de détails.
«Les forces américaines ont mené deux attaques dans le district de Sangin, dans la province de Helmand, le 23 décembre, contre la menace des talibans», a déclaré le colonel de l'armée américaine, Michael Lawhorn.
Les talibans ont déjà pris le contrôle de trois districts de la province de Helmand, ce qui rend difficile le réapprovisionnement des unités des forces de sécurité.
«Des combats intenses ont toujours lieu dans la province de Sangin, l’un des bastions des combattants talibans en Afghanistan. 90% du district de Sangin est maintenant sous le contrôle des talibans après cinq jours de bataille contre les forces gouvernementales et leurs conseillers militaires. Les conseillers britanniques ont été déployés dans la province de Helmand pour aider les forces afghanes dans la lutte contre les talibans», a confié à RT le journaliste indépendant Eltaf Najafizada.
Mais la perte de la vile de Sangin, pour laquelle les forces britanniques et américaines se sont battues durant des années, serait un coup dur pour les puissances occidentales qui soutiennent le gouvernement du président Ashraf Ghani, qui combat seul depuis le fin des opérations de combats occidentales l'an dernier.
Des conseillers militaires de l'OTAN ont été envoyés à Helmand, un contingent britannique supplémentaire devant arriver cette semaine, mais les fonctionnaires disent que leur rôle est purement consultatif. Ils n'ont pas confirmé la présence sur place d'unités des forces spéciales .
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