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Elon Musk propose aux utilisateurs de Twitter de décider s'il doit quitter son poste

Le dirigeant du réseau social a publié un sondage proposant aux utilisateurs de décider s'il doit ou non démissionner. Il assure qu'il s'en tiendra aux résultats.

Le patron de Twitter Elon Musk a lancé un sondage ce 18 décembre, demandant aux utilisateurs s'ils souhaitaient ou pas le voir démissionner de ses fonctions. Il a incité à la prudence, soulignant que les votants pourraient voir leur avis se matérialiser dans les faits.

«Devrais-je démissionner en tant que chef de Twitter ? Je me soumettrai aux résultats de ce sondage», peut-on lire sur la publication lancée par Elon Musk, qui récolte à l'heure d'écrire ces lignes 57% de oui et 43% de non, pour un total de plus de 14 millions de votes.

Elon Musk n'a pas fourni davantage de détails sur quand il démissionnerait ou qui pourrait prendre sa place mais, dans un message ultérieur, a laissé entendre que son initiative était sérieuse. «Comme dit le proverbe, faites attention à ce que vous désirez, car vous pourriez l'obtenir», a écrit le dirigeant d'entreprise.

A un internaute qui suspectait qu'il ait en réalité déjà en tête l'identité de celui qui lui succéderait, Elon Musk a rétorqué : «Personne ne veut le job qui peut maintenir Twitter en vie. Il n'y a pas de successeur.»

Ces dernières semaines, celui qui a racheté Twitter pour 44 milliards de dollars a régulièrement demandé aux utilisateurs de voter sur diverses questions, comme le rétablissement du compte de l'ancien président américain Donald Trump, ou encore le déblocage du compte de journalistes accusés d'avoir violé les règles de la plateforme en partageant des informations sur la localisation d'Elon Musk. Dans ces deux cas, les utilisateurs ont voté en faveur du rétablissement des comptes et le dirigeant s'est soumis à leur avis.

Le 18 décembre, Twitter a annoncé qu'il bloquerait les utilisateurs postant des liens renvoyant vers des plateformes concurrentes de réseaux sociaux, dont Facebook et Instagram. Après une levée de boucliers, Elon Musk avait précisé que cette nouvelle politique serait «ajustée» et ne ciblerait que les comptes dont «l'objectif principal est la promotion de concurrents, ce qui tombe en fait sous le coup de la règle anti-spam».

Il s'était alors appliqué à préciser : «Dorénavant, il y aura un vote pour les changements majeurs de politiques. Mes excuses. Cela n'arrivera plus.»