International

La Maison Blanche va organiser une conférence contre le racisme et l'extrémisme politique

La présidence américaine a annoncé la tenue d'un sommet contre le racisme et l'extrémisme politique, alors que les élections de mi-mandat approchent à grands pas. La Maison Blanche entend y promouvoir une vision «plus unie» des Etats-Unis.

A moins de trois mois des élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour les démocrates, la Maison Blanche a annoncé le 19 août l'organisation prochaine d'une conférence visant à combattre l'extrémisme politique et la violence raciste en Amérique.

Prévu le 15 septembre, le sommet «United We Stand» («Faisons front ensemble») est censé «riposter aux effets corrosifs de la violence provoquée par la haine sur [la] démocratie et la sécurité publique», a détaillé dans un communiqué Karine Jean-Pierre, la porte-parole de la Maison Blanche. La présidence américaine, en plus de mettre en avant son action, compte profiter de cette occasion pour «exposer une vision commune d'une Amérique plus unie», a-t-elle ajouté.

Face aux récents massacres par arme à feu qui ont visé des populations noires, hispaniques ou asiatiques, «les Américains demeurent en très grande partie unis dans leur opposition à une telle violence», a affirmé Karine Jean-Pierre.

Joseph Biden a fait de la défense de la démocratie un de ses thèmes majeurs depuis qu'il est arrivé au pouvoir, et la Maison Blanche rappelle qu'il avait pris la décision de se présenter en 2017 quand son prédécesseur Donald Trump avait refusé de condamner un rassemblement violent à Charlottesville, en Virginie. Le président des Etats-Unis doit prononcer le principal discours lors de ce sommet qui doit accueillir aussi des représentants des forces de l'ordre, du monde de l'entreprise et de la société civile. Républicains et démocrates y seront invités, a ajouté la Maison Blanche.

Les élections législatives de mi-mandat sont prévues le 8 novembre. A leur occasion, l'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants sera renouvelé, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat. Au regard du contexte politique actuel, les républicains pourraient ravir aux démocrates la majorité au Congrès.