France

Fabien Roussel veut que le Medef cesse de «dicter la politique de la France»

«Quand vous écoutez les Macron, les Zemmour, les Le Pen, ils sont différents mais ils ont un programme commun [...] : ils écoutent le Medef», a lancé le candidat communiste devant ses partisans à Toulouse.

Depuis Toulouse ce 27 mars, le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a souhaité que le Medef cesse de «dicter la politique de la France».

Il est temps que les cigares changent de bouche

«Quand vous écoutez les Macron, les Zemmour, les Le Pen, ils sont différents, mais ils ont un programme commun [...] : ils écoutent le Medef», a-t-il lancé avant de renchérir :  «Quand le Medef parle, ils exécutent. Il est temps que les cigares changent de bouche [...] Ce n'est plus le Medef qui va dicter la politique de la France, ce sont les salariés et les jeunes ensemble.» 

«Une République défigurée»

Le communiste a également ciblé McKinsey, un cabinet régulièrement sollicité par l'Etat notamment sous le quinquennat d'Emmanuel Macron et qui, selon une enquête du Sénat, n'a payé aucun impôt sur les sociétés en France en dix ans.

Il a ainsi évoqué «une République défigurée» avec un gouvernement donnant «le pouvoir à des cabinets de conseil». Dans la même veine, il a affirmé que cette affaire était un «scandale d'Etat» et souligné au passage que la sénatrice communiste Elianne Assassi était à l'origine de la mise en place d'une commission d'enquête sur ce sujet.

Fabien Roussel a en outre expliqué que la République qui «se fait respecter» n'accepterait pas «la fraude fiscale, cette évasion fiscale qui coûte au budget de la nation, un peu plus de 100 milliards d'euros par an». «On ne les récupérera pas tout de suite mais on va bien commencer par [récupérer] 20 à 30 milliards d'euros la première année», a-t-il assuré dans l'hypothèse où les communistes arriveraient au pouvoir. 

«McKinsey, n'a pas payé d'impôts sur les bénéfices en l'espace de dix ans parce que ses bénéfices sont exfiltrés aux Etats-Unis dans le petit Etat qui s'appelle le Delaware», s'est-il offusqué, avec un public huant le cabinet. La fraude fiscale «n'a que trop duré», a-t-il ajouté.