France

Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron de tirer profit de sa double casquette de président-candidat

Sur BFMTV, Marine Le Pen a accusé ce 13 mars Emmanuel Macron d'utiliser «sa casquette de président de la République pour avantager» son statut de candidat. Elle a par ailleurs regretté son refus de participer à aucun débat avant le premier tour.

La candidate du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a dénoncé la «déloyauté» d'Emmanuel Macron qui utilise «sa casquette de président de la République pour avantager le candidat» à la présidentielle et son «mépris à l'égard des Français et du processus démocratique». 

Invitée de BFMTV le 13 mars, elle a notamment critiqué le refus d'Emmanuel Macron «de participer au moindre exercice démocratique», estimant qu'il «peut très bien être président et participer à un certain nombre de débats sur des plateaux» mais qu'il «ne souhaite pas le faire». Emmanuel Macron a annoncé le 7 mars qu'il ne participera à aucun débat présidentiel avant le premier tour.

«Ce qui est beaucoup plus gênant et beaucoup plus condamnable, c'est l'utilisation en réalité de sa casquette de président de la République pour avantager le candidat Macron», a-t-elle ajouté, rappelant qu'il «vient de se faire sévèrement tancer par la Commission nationale des comptes de campagne».

Emmanuel Macron a été contraint le 11 février de supprimer des messages relatifs à sa campagne présidentielle diffusés sur ses comptes officiels de chef de l'Etat sur les réseaux sociaux, après des «observations» en ce sens de la Commission de contrôle de la campagne.

«Il utilise son compte de président de la République pour avantager le candidat Emmanuel Macron, il utilise les locaux de l'Elysée pour faire des vidéos, il pourrait faire aussi ses vidéos dans son local de campagne, comme tout le monde», a regretté Marine Le Pen. «Je trouve que c'est malhonnête, que c'est déloyal de sa part et que c'est assez révélateur d'une forme, mais on le sait depuis cinq ans, de mépris à l'égard non seulement des Français, mais à l'égard du processus démocratique en lui-même», a-t-elle jugé.

D'autres candidats comme Yannick Jadot, par l’intermédiaire de sa porte-parole Delphine Batho, ont dénoncé «l’usage par Emmanuel Macron des moyens de l’Etat au profit de sa campagne». En pointant l'épisode de la vidéo, mais également le rôle du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, qui a annoncé dans le cadre de ses fonctions le 10 mars des mesures du programme électoral du candidat Emmanuel Macron concernant les retraites.