France

«Folie», «aveu d’échec» : une partie de l'opposition fustige l'allocution d'Emmanuel Macron

De nombreuses personnalités politiques de l'opposition, dont plusieurs candidats à la présidentielle, ont fustigé les mesures annoncées par Emmanuel Macron durant son allocution du 9 novembre.

«Folie», «agent du nucléaire», «aveu d’échec»...  L'opposition n'a pas été tendre avec le président de la République après son allocution télévisée du 9 novembre. De nombreuses figures politiques, dont plusieurs candidats à la présidentielle ont ainsi fustigé les différentes mesures sanitaires et économiques annoncées par le chef de l'Etat.

Parmi celles-ci, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé en Emmanuel Macron «un président-candidat, candidat-président» dont le discours consiste en «une macédoine de comptes rendus». Le candidat de La France insoumise a également dénoncé la méthode gouvernementale de comptabilisation des chiffres du chômage. Selon lui, le président de la République aurait ainsi, lors de son discours, «supprimé trois millions de chômeurs».

Autre député LFI, François Ruffin a déploré le fait que «l'hôpital s'effondre, et [que] Macron s'en fout». «Soit c'est moi, soit c'est lui, mais on ne vit pas dans le même pays», a ajouté l'élu. L'écologiste Yannick Jadot voit quant à lui dans cette allocution la preuve que le président est bien «l’homme des lobbies». Le candidat EELV à la présidentielle estime notamment qu'au travers de sa décision de relancer la construction de réacteurs nucléaires, Emmanuel Macron jouait le rôle d'«agent du nucléaire». 

Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a ironisé, estimant qu'«il manquait juste la dernière phrase : "c'est la raison pour laquelle je suis à nouveau candidat à la présidence de la République"».

Pour le candidat du PCF Fabien Roussel, le discours présidentiel représentait «l'acte deux de la primaire de la droite», avec «zéro annonce pour les salaires, les pensions, le pouvoir d'achat». Anasse Kazib, le candidat à la présidentielle du parti Révolution Permanente s'est montré très virulent, considérant que le discours d'Emmanuel Macron n'est rien d'autre qu'«un crachat à la gueule de toutes les classes populaires».

La droite également à l'offensive contre le discours présidentiel

Marine Le Pen, quant à elle, a considéré que l'allocution présidentielle n'était qu'un simple prétexte pour faire «un discours de campagne». Pour la candidate à la présidentielle du Rassemblement national, les mesures annoncées par Emmanuel Macron démontrent que le président «est loin des réalités que vivent les Français».

Nicolas Dupont-Aignan dénonce lui «l’indécence» du président. «Il parle de liberté, mais enchaîne les Français, vante la croissance et une hausse du pouvoir d’achat quand les porte-monnaies sont vides !», a renchéri le président de Debout la France. Pour le député de l'Essonne et candidat à la présidentielle, le président a démontré au travers de son discours «son décalage maladif avec la réalité».

Connu pour son opposition au pass sanitaire, Florian Philippot dénonce la décision du gouvernement de rendre obligatoire pour les 65 ans et plus, une dose de rappel afin de conserver leur pass sanitaire après le 15 décembre. «C’est le moment de dire STOP à cette folie», a-t-il dénoncé. 

Bruno Retailleau n'est pas en reste. Le président du groupe LR au Sénat a estimé que chacune des annonces d'Emmanuel Macron représentaient «un aveu d’échec». Il s'est également montré particulièrement critique concernant le coût pour les finances publiques qu'induisent les annonces du président.

C'était la neuvième fois depuis le début de la pandémie de nouveau coronavirus que le chef de l'Etat s'adressait solennellement aux Français. L'allocation présidentielle a eu lieu, cette fois, dans un contexte de craintes quant à une potentielle «cinquième vague» liée au Covid-19.