France

De nombreux centres commerciaux exemptés de pass sanitaire à partir du 8 septembre

Bruno Le Maire a annoncé que le pass sanitaire ne concernerait plus que 64 centres commerciaux dans l'Hexagone à compter du 8 septembre, contre 178 aujourd'hui, en raison de «la baisse du taux d’incidence constatée sur l’ensemble du territoire».

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a fait savoir le 6 septembre que le pass sanitaire ne serait plus exigé que dans 64 centres commerciaux sur le territoire français à compter du 8 septembre, contre 178 à l'heure actuelle.

A l'antenne de BFMTV et RMC il a déclaré : «Le Premier ministre a décidé que, avec Olivier Véran, [le gouvernement signerait] l'arrêté à partir de mercredi de cette semaine [8 septembre], pour tous les centres commerciaux de plus de 20 000 mètres pour 100 000 habitants, et où depuis une semaine cette incidence est en baisse continue, [le gouvernement supprimera] l'obligation de pass sanitaire.»

«Nous avons aujourd'hui 178 centres commerciaux dans 27 départements qui sont soumis à pass sanitaire, mercredi ce sera 64 centres commerciaux sur 29 départements», a-t-il ajouté.

La décision a été pris en raison de «la baisse du taux d’incidence constatée sur l’ensemble du territoire», d'après un communiqué du gouvernement.

Un pass sanitaire «très bon pour l'économie», selon Bruno Le Maire

Répondant à une question de Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait si l'instauration du pass sanitaire était «nuisible» pour l'économie française, Bruno Le Maire a rétorqué : «Non c'est très bon pour l'économie [...] Il protège les consommateurs donc il protège notre économie. Il y a un seul secteur, je le reconnais volontiers, où effectivement il y a eu un impact, c'est les centres commerciaux.»

Par ailleurs, le ministre de l'Economie a estimé qu'il fallait «cinq années supplémentaires» à Emmanuel Macron. «Je suis favorable à un parti présidentiel qui rassemblerait tous ceux qui veulent soutenir la candidature d'Emmanuel Macron», a-t-il précisé, jugeant que «l'économie de marché» devait servir de «boussole», que la construction européenne était «absolument indispensable» et que la France devait «y prendre toute sa place», et que le parti présidentiel devait être «totalement engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique».

«Nous avons fait un très bon travail pendant cinq ans», a-t-il encore ajouté, reconnaissant toutefois «des échecs».

Enfin, Bruno Le Maire a appelé à rester «lucide, modeste» concernant les chiffres de croissance à venir. Il a évoqué un chiffre de 6% de croissance en 2021 et de 4% en 2022.